Sujets-libres.fr

Informatique, logiciels libres, internet, humeurs et… le reste !

C'est la rentrée !!!

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

Oui je sais, la rentrée c'est plutôt en septembre que ça se passe généralement. Donc je précise qu'il s'agit de ma rentrée en CNAM. Théoriquement, cela débute la semaine prochaine mais comme mon premier cours à distance vient d'être mis en ligne aujourd'hui, et bien je considère que c'est aujourd'hui.

Cette année, je compte terminer le diplôme de "Concepteur en architecture informatique, parcours ingénieur en système d'information" et avancer sur une UE (Unité d'Enseignement) du cycle ingénieur. J'en profite aussi pour suivre l'UE "Menaces informatiques et codes malveillants : analyse et lutte". Avec 3 UE par semestre, je compte bien ne pas m'ennuyer :D .

Dans la série des bonnes nouvelles enfin, j'ai eu confirmation hier que je validais bien le diplôme de "Responsable opérationnel en télécommunications et réseaux". Le processus de validation est toujours un peu long et j'étais bien content que ce soit enfin officiellement acté. J'ai vraiment trouvé les contenus très intéressants sur ce cursus et bien que mon activité actuelle soit assez généraliste et qu'elle ne couvre pas directement ce domaine, avoir ces connaissances est toujours utile.

La technique comme une fin en soit

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

Dans un monde où la technique au sens large est toujours plus présente, elle se trouve paradoxalement reléguée à un simple outil permettant de faire des choses, de répondre à des besoins. Dans bon nombre de cas, cela peut s'entendre dans la mesure où l'on cherche d'abord à résoudre un problème concret ou à innover en proposant de nouveaux usages. L'objet que l'on traite alors, que se soit un problème ou une idée, fait appel à différentes briques d'outillage. Il n'est jamais question de devenir spécialiste de l'outil en lui même mais juste de s'en servir efficacement et avec efficience.

Néanmoins, ce serait une erreur de penser que la chose technique au sens large est quoi qu'il arrive inutile tant qu'elle ne sert pas quelque chose de "plus grand". En raisonnant ainsi, on passe à côté de ce qu'il y a de beau dedans. Les projets qui m'ont le plus plus sont ceux qui ont produit des trucs qui en définitive ne servaient à rien. Quand je dis "à rien", je pèse mes mots. Je pense à mon résolveur de Rubik's cube ou plus récemment à ma petite machine inutile (qui est tombée en panne très vite :p ). Des projets comme ceux là sont des invitations à s'amuser avec l'outil technique. On peut bien entendu jouer ensuite avec la machine produite mais c'est beaucoup moins amusant et quoi qu'il arrive complètement inutile.

Le chemin a parfois bien plus d'importance que le but à atteindre, qui finalement n'est qu'un prétexte, rien de plus. Dans la course à l'innovation dans laquelle nous somme tous lancés volontairement ou non, consciemment ou pas, la pression est de plus en plus grande pour que l'on arrive à des résultats. Le but à atteindre éclipse la beauté du processus de création. Le monde est maintenant "Open Source" et il paraît qu'on doit tous devenir des Hackers (ou du moins adopter un état d'esprit similaire ; je ne parle pas de "Pirate" car cela n'a rien à voir avec mon propos) pour être efficaces et pertinents face aux défis croissants de notre monde. Il faut savoir se réinventer en permanence et cela devient une nécessité. Encore une fois une telle approche a du sens mais se limiter à ça est un peu réducteur et manque cruellement de saveur.

Comme je l'ai entendu parfois, "si c'est inutile, c'est que c'est indispensable". J'aime bidouiller des trucs qui ne servent à rien et je suis persuadé que je ne suis pas le seul, loin de là. C'est cool de ne pas avoir de ne pas avoir comme autre prétention que de s'amuser et à force, ça peut déboucher sur des choses improbables car l'activité en elle même, une fois débarrassée de son côté purement utilitaire, se transforme très vite en acte créatif.

Défaillance de mon imprimante 3D

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

Dernièrement au cours d'une impression, à l'instant précis où mon plateau chauffant atteignait la température désirée, mon imprimante a cessé de fonctionner. Pour être plus précis, la température du plateau a commencé à descendre. Mon plateau chauffant ne réagissait plus tandis que l'imprimante répondait correctement par ailleurs.

L'origine de la défaillance est présentée en photo ci-dessous. Mon plateau chauffant n'était tout simplement plus alimenté car la câble était sectionné au niveau du connecteur sur la carte RAMPS 1.4.


Avant de réparer, j'ai quand même envie de savoir ce qui s'est produit car ça n'arrive jamais par hasard. Comme on peut le voir, le connecteur est complètement fondu. De plus, le câble côté 12V est dénudé et on peut voir que c'est là que le circuit est coupé (les bruns sont bien visibles). Petite précision concernant mon imprimante et la liaison entre ma carte RAMPS 1.4 et mon plateau chauffant : la position du câble varie en fonction de la position du plateau (normal).

Il est donc très probable que le fil d'alimentation ai travaillé et qu'une partie des bruns aient sectionné à l'intérieur de la gaine. Cela aura eu pour effet de réduire la section du câble. Pour rappel, le plateau chauffant consomme plus que tout le reste dans l'imprimante (11A sous 12V). Donc localement, le câble a anormalement chauffé (faible section du câble => résistance plus importante à cet endroit => P=R*I^2 => plus de pertes par effet Joule).

Tout ça pour dire qu'il ne suffit pas ici de réparer mais qu'il faut aussi faire le nécessaire pour que le câble ne travaille pas sous peine de le recasser de nouveau. Je vais aussi être plus attentif vis à vis de l'état de la machine, ce qui me permettra de faire de la maintenance préventive plutôt que du curatif comme ici. Cette défaillance aurait pu avoir des conséquences bien plus graves et ça me pousse à dire qu'une imprimante 3D ne doit pas fonctionner sans surveillance.

Quand une attaque informatique touche plusieurs pays

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

J'ai récemment été surpris par les attaques informatiques très médiatisées. Ce n'est pas tant pour les attaques en elles même que pour leur médiatisation en fait. La bonne nouvelle, c'est que la sécurité informatique et les bonnes pratiques qui doivent permettre d'atténuer leurs effets sont sous le feu des projecteurs. Il en faudra encore d'autres pour que les messages de base passent mais c'est un bon début.

Chose amusante vue dans le traitement que font les médias, outre le nombre estimé de machines infectées, on nous donne aussi à chaque fois le nombre de pays concernés (150 ici, là 99 (ou quelques dizaines), ...). Je pensais, c'est drôle, qu'il n'y avait pas de frontières sur internet. Pour être plus précis, je pensais que les seules frontières sur internet étaient une sorte de sur-couche plus artificielle encore que le reste, comme par exemple le fait que l'on ne puisse pas accéder à tel ou tel contenu parce qu'on se trouve dans tel ou tel pays du monde. Je présume que de telles restrictions, permettant d'être en accord par exemple avec des lois locales, se basent essentiellement sur les adresses IP et plus précisément sur leur géolocalisation en fonction de leur répartition aux différents opérateurs de l'internet.

Vraiment ici, les traitements des faits que j'ai pu lire sont assez étranges de ce point de vue. On compte le nombre de pays touchés pour donner une idée de l'importance de l'attaque alors que tout le monde peut théoriquement être touché. Heureusement qu'il y a un nombre fini de pays dans le monde, ça limite la surenchère. Qu'un pays soit anormalement plus touché que les autres est probablement très intéressant mais ce nombre non corrélé avec d'autres informations a vraiment peu d'intérêt. En passant, si l'on est rigoureux, une seule machine infectée dans un pays suffit pour pouvoir comptabiliser le pays en question, raison de plus pour se méfier de ce type de données pas forcement fausses mais sujettes à toutes les interprétations.

Openmailbox modifie son offre

Rédigé par -Fred- 1 commentaire

En soit, une telle nouvelle ne m'intéresse pas car mon mail est auto-hébergé. Toutefois, nombreux sont ceux qui utilisent ce service. Nombreux sont ceux aussi à avoir été pris de cours lorsque le service a sans prévenir modifié son offre, amputant au passage l'offre gratuite de choses de base comme l'accès POP/IMAP. Certains semblent avoir du mal à digérer cela. A mon sens, ça pointe autre chose : un service mail ne peut pas à la fois être simple, gratuit, pérenne, éthique et efficace.

Les conditions générales d'utilisation ne sont jamais lues car souvent illisibles, faut bien l'avouer. Ici coup de bol, elles sont simples et claires : https://www.openmailbox.org/tos. Malheureusement, c'est pas pour ça qu'elles sont plus lues. Il existe bien une offre gratuite mais quoi qu'il arrive, OpenMailBox se décharge des conséquences des aléas techniques sur leurs utilisateurs, utilisateurs qui sont au passage seuls responsables de leurs données.

Je peux comprendre qu'une annonce aussi brutale soit (très) mal perçue mais il faut quand même remettre les choses à leur place. Un service gratuit peut s'arrêter du jour au lendemain sans préavis. C'est quasiment ce qui est arrivé là et c'est une chose à prendre en compte lorsque l'on s'inscrit. Il est de la responsabilité des utilisateurs de prendre les mesures adéquates pour faire face à ce qui peut survenir et qui est prévisible (encore une fois, c'était tout à fait prévisible à plus ou moins longue échéance). Donc la moindre des choses, c'est de sauvegarder ses données ailleurs périodiquement. La bonne pratique serait d'en conserver au moins une copie locale à jour. Cela est aussi utile en cas de problème technique indépendant de la volonté du tiers qui propose le service.

Chose amusante, car sans conséquences sur l'instant, ils sont nombreux à migrer vers un autre service gratuit. A ceux là, je tiens juste à rappeler que ça ne change rien au problème et qu'ils gardent cette épée de damoclès au dessus de la tête s'ils ne se sentent pas plus responsables de leurs données. Le prochain arrêtera peut être complètement son service sans possibilité de récupérer ses données.

Chose plus inquiétante, ceux qui se plaignent sont majoritairement des utilisateurs du service gratuit et ils se comportent comme des clients pour qui tout est dû et qui balaient leurs propres obligations d'un revers de main (envers eux même et envers le tiers qui propose le service). Je ne trouve pas ça sain comme approche. Dans les commentaires que j'ai pu lire, je vois qu'ils sont nombreux à annoncer vouloir migrer vers l'offre gratuite de net-c. Si vous vous trouvez dans ce cas là, je n'ai pas regardé dans le détail mais c'est probablement un très bon choix. Toutefois, en utilisant leur service gratuit, les conditions d'utilisation (point 12.1) stipulent par exemple et très clairement que lorsque vous accédez à leur service, vous ne devez pas bloquer leurs publicités (les CGU sont un peu plus consistantes que celles d'OpenMailBox mais elles restent lisibles, ne vous privez pas). Je serais curieux de connaître la proportion d'utilisateurs qui tiendra compte de ce genre de détail avant de souscrire... Et qu'est-ce qui empêche le service en question de bloquer l'accès à leur site pour les utilisateurs gratuits ne respectant pas cette clause ?

Fil RSS des articles