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Modifications réalisées sur mon imprimante 3D

Rédigé par -Fred- 3 commentaires

Je me suis dit qu'il serait intéressant de présenter quelques modifications réalisées sur mon imprimante 3D Prusa i2.

Glissières en Y

La première a consisté à retourner les glissières de l'axe Y. Elles sont passées sous la tige filetée. J'ai eu à découper le plateau supportant la plaque chauffante car il butait entre autre sur le support moteur Y (j'ai eu à le reprendre à d'autres endroits légèrement aussi pour éliminer quelques frottements). Le résultat est immédiat, à savoir un gain de 2 cm environ sur la hauteur maximale d'impression, ce qui n'est pas négligeable, faut bien l'avouer.

Ventilation

Seconde modification, l'ajout de ventilateurs. Je les fait ventiler en permanence. Peut être que prochainement, je ferai autrement, je verrai.

Dérouleur

Chose basique et utile, le dérouleur de fil. J'ai fait simple, deux roulements sont montés sur une tige filetée. Le support en lui même est démontable sans outils pour un changement rapide et facile. Chose amusante, les pièces utilisées pour cette opération semblent inutilement biscornues. J'ai en fait recyclé les pièces que j'avais conçues pour mon imprimante (ici les pieds) avant d'opter pour une prusa i2 et de commander un jeu de pièces imprimées.

Auto-leveling

Un truc génial pour améliorer son imprimante, c'est la fonction d'auto-leveling. Sur la photo on peut voir la capteur capacitif utilisé par la solution. L'idée, c'est de remplacer le capteur de fin de course en Z par un capteur monté sur le chariot. Avant de commencer chaque impression, l'imprimante teste l'inclinaison de la surface d'impression en prenant plusieurs mesures de hauteur à divers endroits du plateau. Durant l'impression ensuite, la hauteur de la tête d'impression s'ajuste automatiquement en fonction de sa position en X/Y. Dans la pratique, notamment lorsque l'on utilise un capteur sans contact physique (capacitif ou inductif), l'effet de bord le plus intéressant est qu'on s'affranchit des imprécisions dues à la mécanique du capteur de fin de course en Z. L'imprimante est plus facilement transportable et on gagne en fiabilité et en répétabilité sur ses impressions.

La manip n'est pas compliquée (je l'ai fait sur deux imprimantes dont la mienne) dès que l'on sait lire la doc de son capteur et que l'on sait ce qu'est un pont diviseur de tension. J'indique cela car les capteurs inductifs et capacitifs que j'ai eu en main fonctionnaient en 12v et que la logique de l'arduino/ramps 1.4 fonctionne en 0/5v. Dans le firmware Marlin, le seul fichier à modifier est "Configuration.h" et on trouve des tutoriels assez bien fait expliquant comment le faire. Il ne faut pas oublier non plus de modifier les réglages du trancheur pour qu'il inclue dans chaque fichier .gcode la commande permettant de tester l'inclinaison du plateau (G29).

Câble d'alimentation du plateau chauffant

Pour rappel, j'ai crâmé une carte ramps 1.4 au niveau de connecteur du plateau chauffant. J'ai changé la carte et ai refait le câble en conservant dans un premier temps la même section mais cela n'était que temporaire. En effet, la résistance interne au plateau chauffant est très faible (environ 2 ohms) et la résistance du câble doit rester faible par rapport à ça si l'on veut que l'energie passe au mieux dans le plateau chauffant. Mon câble précédent avait une section de 0.75 mm2 et n'était pas adapté. Je mesurais en effet une tension 9V au niveau de mon plateau chauffant et je constatais que le câble chauffait de manière anormale.

Ne pouvant jouer sur la longueur du câble, j'ai donc opté pour une augmentation de sa section. Comme on peut le voir sur la photo, j'ai simplement pris deux câble d'alimention standards et mis en parallèle, ce qui me ramène à une section de 1.5mm2. En fonctionnement, la tension mesurée au niveau du plateau est passé à 10.4V. Il me sera difficile d'augmenter la section car je ne peux pas rentrer de section plus importante dans le connecteur de la carte ramps 1.4 . Chose intéressante, mon plateau chauffe plus vite à présent, environ 10°c / min ce qui me donne environ 4 min pour avoir un plateau à bonne température (la pente reste à peu près constante). Précédemment, je pouvais attendre plus de 10/12 min pour arriver à 60°c et le plateau chauffant y arrivait avec difficulté. On est gagnant sur toute la ligne avec une telle modification.

Comme ce câble est en mouvement, j'ai pris soin de faire une boucle afin qu'il n'y ai aucune usure du câble au niveau de la carte ramps 1.4 (voir mon problème de carte brûlée :p ). J'ai aussi protégé la zone de la tige filetée où glisse le câble en positionnant une partie mobile. A voir à l'usure...

Conclusion

D'autres petites modifications sont prévues comme solidariser le bloc d'alimentation à l'imprimante ou d'ajouter un vrai interrupteur ainsi qu'un arrêt d'urgence sur l'imprimante. Globalement, on peut effectuer de nombreuses modifications sans trop investir et gagner à la fois en qualité d'impression et en fiabilité.

C'est la rentrée !!!

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

Oui je sais, la rentrée c'est plutôt en septembre que ça se passe généralement. Donc je précise qu'il s'agit de ma rentrée en CNAM. Théoriquement, cela débute la semaine prochaine mais comme mon premier cours à distance vient d'être mis en ligne aujourd'hui, et bien je considère que c'est aujourd'hui.

Cette année, je compte terminer le diplôme de "Concepteur en architecture informatique, parcours ingénieur en système d'information" et avancer sur une UE (Unité d'Enseignement) du cycle ingénieur. J'en profite aussi pour suivre l'UE "Menaces informatiques et codes malveillants : analyse et lutte". Avec 3 UE par semestre, je compte bien ne pas m'ennuyer :D .

Dans la série des bonnes nouvelles enfin, j'ai eu confirmation hier que je validais bien le diplôme de "Responsable opérationnel en télécommunications et réseaux". Le processus de validation est toujours un peu long et j'étais bien content que ce soit enfin officiellement acté. J'ai vraiment trouvé les contenus très intéressants sur ce cursus et bien que mon activité actuelle soit assez généraliste et qu'elle ne couvre pas directement ce domaine, avoir ces connaissances est toujours utile.

La technique comme une fin en soit

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

Dans un monde où la technique au sens large est toujours plus présente, elle se trouve paradoxalement reléguée à un simple outil permettant de faire des choses, de répondre à des besoins. Dans bon nombre de cas, cela peut s'entendre dans la mesure où l'on cherche d'abord à résoudre un problème concret ou à innover en proposant de nouveaux usages. L'objet que l'on traite alors, que se soit un problème ou une idée, fait appel à différentes briques d'outillage. Il n'est jamais question de devenir spécialiste de l'outil en lui même mais juste de s'en servir efficacement et avec efficience.

Néanmoins, ce serait une erreur de penser que la chose technique au sens large est quoi qu'il arrive inutile tant qu'elle ne sert pas quelque chose de "plus grand". En raisonnant ainsi, on passe à côté de ce qu'il y a de beau dedans. Les projets qui m'ont le plus plus sont ceux qui ont produit des trucs qui en définitive ne servaient à rien. Quand je dis "à rien", je pèse mes mots. Je pense à mon résolveur de Rubik's cube ou plus récemment à ma petite machine inutile (qui est tombée en panne très vite :p ). Des projets comme ceux là sont des invitations à s'amuser avec l'outil technique. On peut bien entendu jouer ensuite avec la machine produite mais c'est beaucoup moins amusant et quoi qu'il arrive complètement inutile.

Le chemin a parfois bien plus d'importance que le but à atteindre, qui finalement n'est qu'un prétexte, rien de plus. Dans la course à l'innovation dans laquelle nous somme tous lancés volontairement ou non, consciemment ou pas, la pression est de plus en plus grande pour que l'on arrive à des résultats. Le but à atteindre éclipse la beauté du processus de création. Le monde est maintenant "Open Source" et il paraît qu'on doit tous devenir des Hackers (ou du moins adopter un état d'esprit similaire ; je ne parle pas de "Pirate" car cela n'a rien à voir avec mon propos) pour être efficaces et pertinents face aux défis croissants de notre monde. Il faut savoir se réinventer en permanence et cela devient une nécessité. Encore une fois une telle approche a du sens mais se limiter à ça est un peu réducteur et manque cruellement de saveur.

Comme je l'ai entendu parfois, "si c'est inutile, c'est que c'est indispensable". J'aime bidouiller des trucs qui ne servent à rien et je suis persuadé que je ne suis pas le seul, loin de là. C'est cool de ne pas avoir de ne pas avoir comme autre prétention que de s'amuser et à force, ça peut déboucher sur des choses improbables car l'activité en elle même, une fois débarrassée de son côté purement utilitaire, se transforme très vite en acte créatif.

Défaillance de mon imprimante 3D

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

Dernièrement au cours d'une impression, à l'instant précis où mon plateau chauffant atteignait la température désirée, mon imprimante a cessé de fonctionner. Pour être plus précis, la température du plateau a commencé à descendre. Mon plateau chauffant ne réagissait plus tandis que l'imprimante répondait correctement par ailleurs.

L'origine de la défaillance est présentée en photo ci-dessous. Mon plateau chauffant n'était tout simplement plus alimenté car la câble était sectionné au niveau du connecteur sur la carte RAMPS 1.4.


Avant de réparer, j'ai quand même envie de savoir ce qui s'est produit car ça n'arrive jamais par hasard. Comme on peut le voir, le connecteur est complètement fondu. De plus, le câble côté 12V est dénudé et on peut voir que c'est là que le circuit est coupé (les bruns sont bien visibles). Petite précision concernant mon imprimante et la liaison entre ma carte RAMPS 1.4 et mon plateau chauffant : la position du câble varie en fonction de la position du plateau (normal).

Il est donc très probable que le fil d'alimentation ai travaillé et qu'une partie des bruns aient sectionné à l'intérieur de la gaine. Cela aura eu pour effet de réduire la section du câble. Pour rappel, le plateau chauffant consomme plus que tout le reste dans l'imprimante (11A sous 12V). Donc localement, le câble a anormalement chauffé (faible section du câble => résistance plus importante à cet endroit => P=R*I^2 => plus de pertes par effet Joule).

Tout ça pour dire qu'il ne suffit pas ici de réparer mais qu'il faut aussi faire le nécessaire pour que le câble ne travaille pas sous peine de le recasser de nouveau. Je vais aussi être plus attentif vis à vis de l'état de la machine, ce qui me permettra de faire de la maintenance préventive plutôt que du curatif comme ici. Cette défaillance aurait pu avoir des conséquences bien plus graves et ça me pousse à dire qu'une imprimante 3D ne doit pas fonctionner sans surveillance.

Quand une attaque informatique touche plusieurs pays

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

J'ai récemment été surpris par les attaques informatiques très médiatisées. Ce n'est pas tant pour les attaques en elles même que pour leur médiatisation en fait. La bonne nouvelle, c'est que la sécurité informatique et les bonnes pratiques qui doivent permettre d'atténuer leurs effets sont sous le feu des projecteurs. Il en faudra encore d'autres pour que les messages de base passent mais c'est un bon début.

Chose amusante vue dans le traitement que font les médias, outre le nombre estimé de machines infectées, on nous donne aussi à chaque fois le nombre de pays concernés (150 ici, là 99 (ou quelques dizaines), ...). Je pensais, c'est drôle, qu'il n'y avait pas de frontières sur internet. Pour être plus précis, je pensais que les seules frontières sur internet étaient une sorte de sur-couche plus artificielle encore que le reste, comme par exemple le fait que l'on ne puisse pas accéder à tel ou tel contenu parce qu'on se trouve dans tel ou tel pays du monde. Je présume que de telles restrictions, permettant d'être en accord par exemple avec des lois locales, se basent essentiellement sur les adresses IP et plus précisément sur leur géolocalisation en fonction de leur répartition aux différents opérateurs de l'internet.

Vraiment ici, les traitements des faits que j'ai pu lire sont assez étranges de ce point de vue. On compte le nombre de pays touchés pour donner une idée de l'importance de l'attaque alors que tout le monde peut théoriquement être touché. Heureusement qu'il y a un nombre fini de pays dans le monde, ça limite la surenchère. Qu'un pays soit anormalement plus touché que les autres est probablement très intéressant mais ce nombre non corrélé avec d'autres informations a vraiment peu d'intérêt. En passant, si l'on est rigoureux, une seule machine infectée dans un pays suffit pour pouvoir comptabiliser le pays en question, raison de plus pour se méfier de ce type de données pas forcement fausses mais sujettes à toutes les interprétations.

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