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Promouvoir GNU/Linux à tout prix ?

Rédigé par -Fred- 2 commentaires
Certaines distribs telles Ubuntu, Mandriva, Fedora et d'autres commencent à être populaires et sont de plus en plus utilisées par des utilisateurs pour qui connaitre sont système est secondaire, voir totalement rédhibitoire. Sortir du cercle très fermé des informaticiens purs et durs et s'adresser à un public plus large est une bonne chose, c'est certain (je n'écrirais pas moi même ces lignes si ça n'avait pas été le cas).

Cependant, et bien qu'étant moi même de plus en plus utilisateur de GNU/Linux, j'hésite à faire du prosélytisme au sujet de ce système. Bien entendu, j'aime en parler autour de moi mais argumenter pour faire "switcher" des personnes de mon entourage sans qu'ils ne m'en fasse la demande éclairée implique une certaine responsabilité de ma part (responsabilité que je ne veux pas assumer). Je suis bien conscient qu'en agissant ainsi, je rentre moi même dans un cercle vicieux concernant l'adoption de GNU/Linux autour de moi.

La responsabilité, on l'a lorsqu'une personne (ami, famille, connaissance, collègue ou autre...) s'en remet totalement à vous pour installer ce nouveau système dont vous lui avez fait l'éloge. Au moindre problème, c'est votre propre crédibilité ainsi que celle de GNU/Linux qui sont en jeu et bien entendu, ce n'est pas le moment de se défiler. Pour ma part, installation et assistance ne me rebutent pas (ça ressemble furieusement à mon métier en ce moment vu comme ça :p ) mais je pense qu'une migration n'est vraiment possible que si la personne en face est prête à s'intéresser un tant soit peu à cet OS.

S'intéresser à son OS n'est pas en soit quelque chose de passionnant pour l'utilisateur lambda. Pourtant, ne serait-ce qu'une vue d'ensemble est utile pour gagner en autonomie. A mon sens, rien n'est dû lorsqu'on utilise des logiciels libres (souvent gratuits) et une attitude simplement consumériste ne peut avoir qu'un effet désastreux sur la perception que l'on peut s'en faire. Je n'ai jamais eu un système totalement opérationnel à la fin de la première installation et il m'a toujours été nécessaire d'effectuer quelques petites manipulations afin d'obtenir le système désiré (bien qu'il y ai de moins en moins de choses à finaliser d'une version à la suivante). Si je n'avais pas montré le moindre intérêt pour la chose, il est évident que j'aurais lâché l'affaire depuis un bon moment.

L'utilisateur lambda justement a un objectif clair : utiliser son ordinateur et tout ses logiciels sans "perdre" son temps à en comprendre le fonctionnement. A celui là, inutile de parler "logiciels libres", il s'en contre fout, surtout ça lui ajoute des contraintes.

Récemment, on m'a demandé un avis concernant l'achat d'une nouvelle machine. C'était un premier ordinateur en fait et ceux qui m'ont fait cette demande n'en étaient encore à l'époque qu'aux fondamentaux si je puis dire. N'étant en plus que peu disponible en cas de problème car j'habite à 200 kms, j'ai préféré les orienter vers une machine sous Vista. J'ai quand même nettoyé un maximum la machine (c'est fou le nombre de logiciels en version d'essai pré-installés) et j'ai installé et mis en avant les quelques applications libres nécessaires. A l'usage, Vista me semble être une pub à peine voilée pour les systèmes d'exploitation concurrents mais ça, ce n'était pas prévu. GNU/Linux ultérieurement sur cette machine, ce n'est donc pas impossible mais ce ne sera pas à moi de le décider...

Lenny sur eeepc 701

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Lenny est la dernière version stable de Debian (annoncée comme telle début avril 2009). J'ai donc décidé de l'installer sur mon petit eeepc 701. Le téléchargement, c'est par là => http://www.debian.org/releases/stable/

Par défaut, c'est GNOME qui est proposé à l'installation (même si au début de la procédure, il est possible de choisir KDE, XFCE ou LXDE). Ayant déjà utilisé eeeXubuntu et son bureau XFCE, j'ai préféré opter cette fois pour GNOME. A l'usage, cette environnement de bureau demande plus de ressources, occupe plus de place mais est aussi plus complet que XFCE. L'installation standard comprenant le systeme de base, l'environnement de bureau et les outils pour ordinateur portable ne me laisse que 300Mo de libre (sur les 4Go de départ).

Pour commencer, j'ai libéré de la place en virant les applications qui ne me servent sur cette machine (epiphany, gimp, inkscape) ou qui sont vraiment trop lourdes (openoffice). Je me suis fait avoir car certaines applications sont inclues dans le paquet gnome-desktop-environment. On ne peut donc pas les virer sans désinstaller ce gros paquet.
Ensuite, j'ai ajouté ce dont j'avais besoin, à savoir vlc, abiword (plus léger qu'openoffice), luvcview (pour utiliser la webcam) et pcsx. Le logiciel JugglingLab que j'utilise régulièrement étant écrit en JAVA, il faut installer "OpenJDK Java 6 Runtime" (clic droit sur le fichier .jar, faire "ouvrir avec" avec puis onglet "applications disponibles").
"apt-get autoremove" et hop, 1,1Go de libre en tout.

Cette fois, je n'ai pas perdu de temps à installer compiz-fusion car j'ai d'autres usages pour les ressources de ma machine. Je n'ai pas non plus de windowsien à impressionner dans mon environnement proche donc...

Pour que tout fonctionne au poil, il reste quelques points à régler. Les voilà, suivi des liens qui m'ont apporté les solutions :

WIFI
http://www.commentcamarche.net/faq/sujet-7780-faire-fonctionner-une-carte-wifi-atheros
http://doc.ubuntu-fr.org/atheros_ar5007eg

COUPURE PROPRE
Le module son ne se décharge pas bien et empêche la machine de se couper proprement. Pour remédier à ce problème, on peut s'inspirer de la procédure pour eeeXubuntu.
http://wiki.eeeuser.com/fr:ubuntu:eeexubuntu:customization

FLASHPLAYER
Qu'on le veuille ou non, on trouve des vidéos en flash partout. Autant pouvoir les lire donc.
http://www.commentcamarche.net/faq/sujet-14191-installer-flashplayer-sous-debian

OVERCLOCK DU EEEPC
Je me suis rendu compte que cpufreq-utils n'était pas suffisant pour faire évoluer la fréquence du processeur au delà de 630MHz sur le eeepc. La méthode suivante, nécessaire uniquement pour le eeepc 701 (dont la fréquence de fonctionnement du processeur est bridée), fonctionne bien mais demande quelques manipulations.
http://forum.debian-fr.org/viewtopic.php?f=8&t=14682 (résultat vérifié : 640 fps avec glxgears à 900 MHz contre 440 fps à 630MHz).

Au final, tout ce dont j'ai besoin fonctionne sans soucis sur ce netbook. Le tout étant plutôt réactif.

Conso électrique de mon installation domestique

Rédigé par -Fred- 3 commentaires
En hébergeant mon serveur, je me suis aussi intéressé à l'impact que cela aurait sur la consommation électrique dans mon logement. Je me pose aussi cette question pour les autres appareils électriques. Jusqu'à présent, mes choix en la matière ont été guidés par les indications que je pouvais trouver dans les spécifications des fabricants, c'est tout. Dans le cas de mon NAS ou d'ampoules électriques, cela est clairement indiqué. L'aspect basse consommation est bien un argument de vente. Ailleurs, c'est au petit bonheur la chance, surtout en ce qui concerne la consommation en veille ou même simplement branché. Oui, je parle de la consommation en veille car nombre d'appareils récents ne disposent tout simplement plus de bouton marche/arrêt. C'est à se demander s'ils ont été prévu pour être coupés du secteur régulièrement. Il est étonnant que les industriels soient allés dans cette voie alors même que la tendance est à l'économie d'énergie. Bref, passons.

L'outil qui va me donner quelques réponses est un wattmètre. Il va me donner la puissance électrique consommée là où je vais le brancher. Le modèle que je possède étant un premier prix, il ne faut pas s'attendre à avoir une grande précision. Donné à +/- 10W max, je présume que c'est largement moindre pour de faibles puissances mesurées. Je ne retient donc au final que des ordres de grandeur.

Note : une puissance (exprimée en Watt) est toujours une valeur instantanée, à ne pas confondre avec l'énergie (exprimée en Joule ou en KWh).
J = Ws et 1KWh = 3,6MJ.
Ainsi, l'énergie consommée si on utilise une puissance de 10W pendant 1s ou si on utilise 2W pendant 5s sera toujours de 10J.

Tableau contenant les mesures : conso.ods

Synthèse des mesures et commentaires


- La conso nécessaire à mon auto-hébergement (modem/routeur + NAS) est de l'ordre de 18W, soit un cout de 11 euros environ à l'année. A titre informatif, cela est presque intégralement compensé par le remplacement d'une seule ampoule de 100W par une 20W (basse consommation) utilisée dans mon salon.
- 3 appareils consomment une puissance significative lorsque je ne les utilisent pas. Entre le téléviseur LCD en veille (13W), le décodeur TNT toujours en fonctionnement (13W) et l'ordinateur fixe à l'arrêt (11W). S'ajoute à ça l'ampli de basse avec ses 2W permanents. Environ 40W de gaspillés rien que sur quatre appareils clairement identifiés.
- Le téléviseur LCD et l'ordinateur fixe ont une consommation importante en énergie du fait qu'ils sont utilisés à la fois plusieurs heures par jour et qu'il utilisent une puissance importante (jusqu'à 100W chacun).
- A mon grand étonnement, les autres appareils inutilisés, qu'ils soient en veille ou non, ont individuellement une consommation négligeable vu de mon wattmètre.
- Ce ne sont pas les chargeurs branchés et inutilisés qui sont responsables de l'essentiel du gaspillage d'énergie chez moi (ce qui ne signifie pas qu'on se fiche qu'ils restent branchés).
- Globalement, les appareils que j'ai listé, si imparfaits soient-ils, représentent une part minoritaire de ma consommation électrique. Cela est surtout vrai en hiver.

MàJ du 10/08/09 -> Mesure de consommation électrique de mon serveur avec proc Atom 330 : 32W à 37W selon la charge

Améliorations


Le premier truc doit être du bon sens. Lorsque je n'utilise pas un appareil, je ne le laisse pas allumé. Faut faire tout le temps attention.

J'ai déjà remplacé l'essentiel de mes ampoules à incandescence par des ampoules basse consommation. Dans mon T3, l'économie avec une utilisation normale est de l'ordre de 30 à 40 euros par an. Si ce n'était déjà fait, je n'aurais plus attendu.

Le truc le plus facile a été fait dès la mesure lorsque que j'ai débranché l'ampli de guitare basse. Voilà 2W de gagnés simplement. C'est négligeable mais comme ça ne mange pas de pain, il n'y a pas de raisons de s'en priver.

Il me faut chercher pour la télé, le décodeur TNT et l'ordinateur fixe car c'est là qu'il y a le plus à gagner parmi les appareils que j'ai sélectionné. Ce n'est pas si simple que cela. Il y a quelques temps, j'ai opté pour des multiprises avec interrupteur intégré pour la prise télé et la prise informatique. Je n'ai utilisé ces interrupteurs qu'un court moment. Côté prise téléviseur, cela est dû à toutes les pertes de temps cumulées. Il faut tout mettre en veille avant de couper (en jouant avec au moins deux télécommandes). Le décodeur TNT possède un disque dur qui n'apprécierait que moyennement les coupures sauvages. Le décodeur TNT, toujours lui, met 20 bonnes secondes pour démarrer. Côté prise informatique, l'ajout du serveur sur la multiprise a rendu caduc l'utilisation de l'interrupteur. Bref, sur le papier c'est très bien mais dans la réalité c'est une solution difficile à maintenir efficacement en place, d'autant que l'on y pense pas tout le temps. C'est ce que l'on nomme une fausse bonne idée.

Une meilleure solution consiste à automatiser les coupures la nuit et en journée lorsque personne n'est dans l'appartement. Un programmateur de prise correctement configuré et qui sait se faire oublier semble tout indiqué (au moins pour l'ordinateur et la télé). Je n'ai pas encore commencé à chercher le modèle qui va bien mais dès que je l'aurai trouvé, je ferai un petit retour dessus.

Reste le décodeur TNT. Tant que je ne m'astreindrai pas à le passer en veille systématiquement, il n'y aura rien à améliorer.

Conclusion


Je m'attendais à des résultats bien pires, globalement. J'ai même eu quelques bonnes surprises (routeur, chargeurs divers, etc...). Reste qu'il y a des améliorations possibles sur quelques appareils. Tout ce que je pourrai trouver devra être le plus transparent possible pour être efficace.

A suivre...
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Software is like...

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Voilà une citation bien connue de Linus Torvald (celui qui est à l'origine du noyau Linux) :

Software is like sex, it's better when it's free!


En anglais, "free" veut dire gratuit, mais aussi libre ce qui n'est pas tout à fait pareil. Deux traductions sont donc théoriquement valables :

  • Les logiciels c'est comme le sexe, c'est mieux quand c'est gratuit.

  • Les logiciels c'est comme le sexe, c'est mieux quand c'est libre.



La première traduction semble pourtant éloignée de ce que l'auteur a voulu dire. Si vraiment l'aspect gratuit avait été primordial, Linux ne serait pas aujourd'hui le noyau de systèmes d'exploitation complets basés sur les logiciels libres. Ce ne serait qu'un freeware comme un autre. Voilà pourquoi je m'étonne de lire régulièrement (et il y a peu dans un magazine spécialisé sur GNU/Linux, un comble !) le mot gratuit dans la traduction de cette citation.

Si on se réfère à la définition énoncée par Richard Stallman (le père du projet GNU), dire qu'un logiciel est libre c'est avoir la liberté :

  • d'utiliser le programme.

  • de lire et d'étudier le code source.

  • de modifier et d'améliorer le code source.

  • de partager le code source modifié et d'en redistribuer des copies.



Le noyau Linux est sous licence GPL et satisfait à ces quatre principes.
C'est donc la seconde traduction qui devrait être donnée mais il est peut être tout simplement plus politiquement correct de parler de sexe gratuit plutôt que de sexe libre...

Switch (MàJ)

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Certains forums spécialisés en informatique ont leur rubrique switch. Le switch, c'est essentiellement ici le changement d'OS (Operating System ou Système d'Exploitation en Français).

On peut voir trois systèmes grand public bien distincts, à savoir Windows (2000, XP, Vista...), GNU/Linux avec des distributions qui évoluent toutes en parallèle (comme Debian, Ubuntu, Mandriva, Suse, etc...) et Mac OS X (Tiger et Leopard pour les deux dernières versions de ce système au moment où j'écris ces lignes). Ce ne sont pas les seuls systèmes mais ce sont les plus connu et de loin. Pour se donner un ordre de grandeur, Windows équipe environ 90% des machines reliées à internet, Mac OS X est à 8% et GNU/Linux à environ 1%. Ces chiffres sont à la louche mais pas loin de la réalité au moment où j'écris ces lignes.

Classiquement, une discussion mêlant au moins deux de ces systèmes risque fortement de finir en gros troll. Plutôt donc que de les comparer, je préfère plutôt expliquer mes choix en la matière dans leur contexte.

Acte 1: premier PC et Windows



Nous sommes en 1998 et on vient (mon frère, ma soeur et moi) de se faire offrir notre premier ordinateur pour nos besoins scolaires. Un Celeron sous Windows 95, cadencé à 266MHz, 4Go de disque dur, lecteur CD, écran cathodique 15" (je n'ai plus le reste en tête) acheté environ 7500Frs avec une imprimante. Ce n'est déjà plus très le haut de gamme à l'époque mais on est quand même très content. Très franchement, on a pas vraiment bidouillé dessus (un graveur CD SCSI + une carte contrôleur SCSI est venue rapidement se rajouter à l'intérieur). Sinon, rien, tout juste un formatage laborieux, une réinstallation pénible du système et découverte d'un magazine avec 4 CDs à l'intérieur. J'ai rien compris, ça s'appelait Linux/Debian et c'était sensé être aussi un système d'exploitation. Bref, j'ai vite vu que ce n'était pas pour moi ce truc.

L'année suivante, pour mes besoins scolaires justement (rapport de thème BTS), je suis amené à utiliser mon PC en cité U. Là, un pote à dû m'installer un virus par mégarde et l'ordinateur n'a jamais plus voulu démarrer. Impossible même de réinstaller le système (on en a essayé des trucs pourtant). Bref, j'ai perdu une semaine de travail (c'est important les sauvegardes) et à une semaine de l'échéance, mon pote m'a prété son propre PC pour que je puisse finir dans les temps. D'ailleurs, c'est marrant parce que lui, il avait ce Linux d'installé en plus de Windows.

Pour en revenir à mon PC, le diagnostic est sans appel: Carte mère HS, ce qui signifie que je dois aussi racheter une carte graphique et une carte son (tout était intégré sur une même carte). Un autre pote me fait la réparation et en profite pour overclocker ma machine (processeur passé à 400MHz). Je crois que c'est à ce moment là que j'ai commencé à regarder ce qu'il y avait à l'intérieur de mon PC.

Je crois bien que c'est l'année suivante qu'un autre pote me parle des Macs pour la première fois.

Acte 2: machines assemblées et bidouilles



En 2001, très vite après avoir emménagé dans mon propre appartement, je décide de me monter mon propre ordinateur sous Windows 98 puis 2000, un Athlon 1GHz, Carte mère A7V266E, 256Mo de DDR 266, 40Go de disque dur, Graveur CD, lecteur DVD... Dans le même temps, je m'abonne à internet et je découvre les joies du bas débit.

C'est à cette période que j'ai fait mes premiers vrais essais sous linux (Mandrake 8.1 si mes souvenirs sont bons et plusieurs autres distributions par la suite). Pas terrible cette affaire. Bureau assez simpliste, la moitié du matériel non reconnu ou difficile à configurer. Quasiment impossible pour le novice que j'étais (et que je suis toujours même si je m'instruis) d'installer un programme en ligne de commande. Bref, beaucoup de tentatives et retour à chaque fois à la case départ. Je me lasse de windows avec le temps mais comme c'est la seule solution viable que je connaisse...

2004, je décide de me monter un nouvel ordinateur. Un truc aux petits oignons vu mon petit budget: Athlon XP2600+, 512Mo de DDR 400 toujours sur une carte mère d'Asus, carte graphique ATI9600SE de 128Mo, DD de 80Go, écran LCD de 17" (acheté plus de 500€ à l'époque, faudrait voir le prix aujourd'hui si ça se fait encore), etc... le tout sous Windows XP. La config est bien mais le système me lasse vraiment et je dois le réinstaller régulièrement (ceci dit on doit pouvoir garder un système propre sans réinstaller). Je continue mes essais avec linux sans que ce ne soit plus convainquant (la connection ADSL, c'est top pour télécharger des images disque de linux juste pour essayer).

Acte 3: Mac OS X



Arrivé en 2005, windows me gonfle chaque jour un peu plus (c'est un tout, je ne saurait dire si c'est la peur des virus, le système...) et Linux, peu importe la distribution, ça ne me va pas même si on voit de gros progrès par rapport à la première distribution que j'ai essayé (... d'installer).

Je regarde donc ce qui se fait ailleurs et à tout hasard sur Mac. Je n'ai pas hésité longtemps avant de remplacer mon PC par un Imac G5 rev B avec Mac OS X.4 (Tiger de son petit nom). 1500€ le bestiau quand même, c'est plus chère que ma précédente machine. Sur le papier, mon PC et mon Mac sont très proches niveau caractéristiques. Dans les faits, Tiger, c'est de la bombe comparé à XP (qui est déjà bien vieux comme système, il faut le dire). Je redécouvre l'informatique avec mon Mac. Tout fonctionne, c'est simple, agréable à utiliser, sans virus, etc... Les limitations que j'ai pu avoir concernent les jeux (beaucoup moins nombreux que sous Windows), la vidéo sur MSN (pas de client qui la gère sur OS X pour le moment mais Sype est un logiciel multiplateformes donc je passe par lui) et quelques logiciels plus spécifiques.

Pas une seule réinstallation à signaler en 3 ans et le système ne s'encrasse pas comme XP. J'ai seulement ajouté 512Mo de RAM aux 512Mo d'origine, une webcam USB et bazardé la savonnette faisant office de souris (modèle mono bouton d'avant la mighty mouse) au profit d'un modèle plus classique.

Windows Vista est arrivé depuis sur PC mais ce n'est pas cet argument qui me ferait douter de mon choix.
Peu de temps après, c'est au tour d'Apple de sortir Mac OS X.5 (Leopard) mais pas envie de l'installer. Ca fonctionnerait sans doute bien aussi mais j'ai mes petites habitudes sur Tiger.

Je ne perd tout de même pas de vue que GNU/Linux existe. En effet, Mac OS X, tout comme Windows, ça reste du logiciel propriétaire. Je suis bien embêté car je ne peux pas vraiment tester de nouvelles distributions sur ma machine car mon processeur est un PPC G5 (ce qui limite le nombre de distributions) et je ne veux pas casser mon système. A 6 mois près, les Mac sont équipés de processeurs Intel Core Duo et la virtualisation d'autres OS devient possible.

Acte 4: GNU/Linux



Tout d'abord, ça commence par l'envie de m'auto-héberger à moindre coût et l'achat d'un serveur NAS fin 2007 (voir les sujets le concernant). C'est du GNU/Linux, c'est formateur et ça marche bien.

Ensuite, et plus récemment, comme je voulais un portable pas trop chère et sans Windows de préférence, je me suis acheté un eeePC 701 4G. Pour le coup, c'est un UMPC low cost (ou PC ultra-portable à bas coût). La machine en elle même n'est pas très puissante mais, même avec son écran 7", reste suffisante pour internet, le traitement de texte, écouter de la musique ou voir des vidéos.

L'OS est déjà du GNU/Linux mais c'est une version modifiée par Asus et au premier abord, on dirait un jouet Playskool. On peut utiliser le système en mode avancé moyennant une petite manipulation mais je ne suis pas fan, il faut bien le dire.

J'y ai donc installé eeeXubuntu (Gutsy Gibon) puis dernièrement la dernière version stable de Debian en lieu et place du système d'origine (avec achat d'un lecteur optique USB, c'est plus simple) et je suis agréablement surpris. Comme la distribution est pile poile taillée pour cette machine, tout fonctionne directement ou presque (et si il y a un problème, on trouve toujours l'info sur le net dans les nombreux forums qui y sont consacrés).

En juin 2008, lorsque j'ai écris ce qui précède, j'étais encore réservé quand à mon prochain choix en matière de système d'exploitation sur ma future machine de bureau. Depuis, avec un peu plus de recul (et un nouveau serveur aussi sous Debian :p ), je n'hésiterais plus à opter pour une distribution GNU/Linux pour faire tourner ma prochaine machine...

Probabilité d'y passer

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Un médecin à son patient :

- Monsieur, je suis formel, vous allez y passer.
- Ah ? Mais, vous êtes sûr ?
- Oui, absolument : la maladie qu'on a décelé chez vous touche une personne sur un million et le test est fiable à 99%.
- Je devrais m'en sortir alors.
- ???


Hé oui, un test fiable à 99% n'est pas fiable à 1%.
Si pour détecter un vrai cas positif il faut statistiquement en tester un million, 1% des résultats ne seront pas bons, soit 10000.
Donc, un résultat positif c'est une personne touché contre 9999 faux positifs (là, ça reste des probabilités).
Pas de danger donc, ouf...
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Norme afnor pifométrique

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Voici un petit bijou, d'autant plus appréciable que l'on a déjà touché à d'autre normes...

La pifomètrie est une science très ancienne et universelle et il est surprenant qu'elle n'ait suscité quasiment aucun travail. Il n'existe pas au Pavillon de Breteuil à Sèvres d'étalons d'unités pifomètriques.

Au moment où les « systèmes » s'organisent, où le C.G.S. a vécu, où le M.T.S. n'est plus qu'un souvenir et où le M.K.S. (avec ou sans A) triomphe dans les recommandations ISO, alors que l'AFNOR compte à son catalogue une série de normes sur les unités et symboles (NF X 02-001, X 02-002, NF X 02-003, X 02-004, NF X 02-006, et la série NF X 02-200) n'a jamais rien publié sur les unités pifométriques ; il est apparu aujourd'hui essentiel et urgent de combler ces graves lacunes.

Le pifomètre, instrument personnel, inaliénable consubstantiel à l'individu, n'est en vente nulle part jamais personne n'a eu besoin d'un pifomètre à vernier, encore moins d'un pifomètre à vis
micrométrique. L'instrument banal incorporé à l'individu, suffit en toute occasion. Peut-être discutable sur le plan de la fidélité, cet instrument est remarquable en justesse et inégalable en sensibilité.

La pifométrie conjugue souvent l'emploi d'au moins deux sens ce qui la rend plus performante; ceci est mis en évidence par l'expression bien connue à vue de nez, et justifié par le fait que quelqu'un qui
manque de flair se met souvent le doigt dans l'oeil.


http://www.qualiteonline.com/norme_afnor_pifometrique.pdf
Classé dans : Divers Mots clés : aucun

Données personnelles

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Dans la vie de tout les jours, je fais comme tout le monde attention à ne pas donner à n'importe qui des informations ou des données relatives à ma vie privée (nom, adresse, téléphone, situation de famille, travail, photos, etc...). Il est intéressant de constater que l'on devient généralement plus ouvert lorsqu'il s'agit de renseigner son profil sur un réseau social (type facebook) ou sur un forum avec ces mêmes données. Ces espaces sont une mine d'information pour qui cherche un peu, que se soit des amis (ou non) à vous ou les ressources humaines de la boîte dans laquelle vous postulez par exemple. Un petit test amusant consiste à faire une recherche dans un moteur de recherche sur son "nom prénom". Je fais moi même attention mais avec une simple recherche, j'ai tout de même trouvé un forum qui affichait mon profil perso en clair. Pas de problèmes car je n'avais pas tout renseigné mais bon, c'est moyen.

L'autre point dérangeant tient à l'utilisation des données collectées par le site a qui on les a donné. Une donnée personnel, quelle qu'elle soit est potentiellement compromise si elle se trouve sur une autre machine que la mienne. On peut considérer qu'une donnée est compromise si on a plus un contrôle total dessus. Un tier peut en effet techniquement l'utiliser à mon insue.

Mon idée générale n'est pas de s'interdire d'utiliser tel ou tel outil du web mais bel et bien de s'en servir de manière réfléchie.
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