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L'auto-hébergement peut-il être attractif ?

Rédigé par -Fred- 6 commentaires
Je reformule un peu la question : "Est-ce que l'auto-hébergement a un intérêt pour des raisons autres que le contrôle qu'il autorise sur ses données ?"

Le coût de l'auto-hébergement par rapport aux équivalents en ligne


Il est lié à deux facteurs. Le premier, c'est le coût du matériel à l'achat et le second est ce que coûte ce matériel à l'usage.

  • Le nombre de foyers équipés d'au moins un disque dur externe est loin d'être négligeable (http://www.pcinpact.com/actu/news/56798-disques-durs-externes-portables-netbooks-consoles.htm). On trouve des disques réseau NAS déjà équipé d'un disque dur à partir de 170€, soit quelques dizaines d'euros de plus qu'un disque dur externe. On peut aussi se monter une machine neuve pour 200€, ce qui reste relativement correct. J'ai parlé uniquement de matériel neuf mais l'auto-hébergement ne demandant pas une grosse puissance de calcul, une machine d'occasion peut faire l'affaire sans le moindre problème. Ça peut être une vieille tour ou même un vieux portable. Ce site est d'ailleurs hébergé sur un eeepc 701 4G(le tout premier modèle de netbook). C'est le genre de machine qu'on trouve facilement d'occasion pour un peu plus de 100€.

  • Le coût à l'usage est lié à sa consommation qui est pour les modèles les moins gourmands de l'ordre de 15W. Cela est comparable à un téléviseur LCD en veille ou à un ordinateur éteint simplement branché sur le secteur ! Un équipement qui consomme 15W en continu coûte environ 15€ par an (et encore, je ne me suis pas embêté à faire le calcul en prenant en compte les heures creuses). Une machine basse consommation consommera une trentaine de Watt et pour une machine de récupération, et bien tout dépend de ce qu'elle a dans le ventre (il ne sert à rien de prendre une machine de joueur avec 3 cartes graphiques, à moins que vous ne vouliez d'un chauffage d'appoint toute l'année...). Tout ces chiffres sont à comparer à des services identiques en ligne, il ne faut pas l'oublier.



La difficulté technique


Dans tout les cas, il y a forcement une charge supplémentaire par rapport au cas où on gère un service sur un serveur distant. Il y en a pour tout les goûts. De nombreuses personnes qui font de l'auto-hébergement le font aussi par intérêt technique et n'hésitent pas à prendre du temps pour (c'est très formateur). Cependant, les solutions clé en main existent. Encore une fois, certains disques dur réseau permettent de faire de l'auto-hébergement de manière très simple même pour un néophyte. Les possibilités seront moindres mais tout à fait satisfaisantes. En cas de problème, les forums d'aide sont nombreux et permettent de s'en sortir.

Les fonctionnalités


Faire de l'auto-hébergement permet aussi si on le veut d'ajouter des fonctions directement utilisables en local (on y pense pas directement en général). C'est d'autant plus intéressant si l'on a déjà plusieurs machines utilisées sur son réseau local. On peut ainsi disposer d'un espace disque accessible depuis n'importe quelle autre machine connectée sur le réseau, partager une imprimante ou une bibliothèque de fichiers musicaux...
Vu de l'extérieur, avoir son propre serveur ftp peut être pratique à l'usage (même s'il est branché derrière une ligne ADSL avec une bande passante moyenne en upload). Il est aussi plus pratique à l'usage de ne pas avoir de limitations arbitraires sur le nombre d'accès ftp, de bases de données ou d'espace disque. A moins d'avoir un serveur dédié, on y coupe pas chez un hébergeur.

Conclusion


Le coût supplémentaire et la difficulté technique liée à l'auto-hébergement sont deux choses qui dépendent de la solution retenue et des services installés. Ces deux facteurs peuvent jouer en la défaveur de l'auto-hébergement.
Les fonctionnalités offertes sont nombreuses et utiles, dans le mesure où tout est forcement plus personalisable. Vous n'êtes plus limité à ce que pourrais permettre un simple disque dur externe par exemple. La formule peut aussi être plus intéressante que la location d'un serveur dédié, ne serait-ce que pour son aspect didactique.
Il n'y a finalement pas de réels obstacles à s'auto-héberger. N'importe qui peut s'y essayer et y trouver son bonheur.

Adhésion à l'APRIL

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Mon adhésion est effective depuis quelques jours. C'est une manière pour moi de soutenir toutes les actions visant à promouvoir les logiciels libres. La démarche était logique car je les utilisent chaque jour.
J'ajouterai que les logiciels libres sont à l'origine de la révolution qu'a apporté internet. Les deux sont intimement liés et faire la promotion de l'un fait aussi avancer l'autre. Raison de plus pour soutenir l'April dans sa démarche !

Les virus informatique

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
S'il y a bien une chose que les utilisateurs de systèmes Unix en général ne connaissent pas ou peu, c'est bien les virus informatique. Il y a plusieurs raisons à cela : peu de parts de marché (quoi que, ça dépend de quoi on parle), gestion des droits et des application plus efficace, utilisateurs globalement mieux formés, systèmes plus souvent à jours, etc... . Bien sûr, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas adopter quelques règles de sécurité de base mais ça reste plutôt transparent pour l'utilisateur. La tranquillité est quelque chose vraiment agréable à l'usage quand on veut travailler avec sa machine.

Les Windowsiens (le terme est générique mais colle parfaitement) eux n'ont pas le même vie. Déjà, je n'ai pas réussi à trouver combien il y avait de virus à ce jour sur Windows toutes versions confondues. Visiblement, le nombre est de l'ordre plusieurs dizaines voir centaines de milliers et il s'en ajoute plusieurs centaines par jour. Je dis "toutes versions confondues" parce que vu la longévité de Windows XP, il serait dommage de se limiter seulement à la dernière version en date.
Les Windowsiens donc, pour être peinards, doivent s'équiper d'un arsenal préventif et curatif à la hauteur de la tâche à accomplir. On a beau dire des utilisateurs de systèmes alternatifs qu'ils se compliquent la vie, moi je reste admiratif devant l'énergie qu'il faut déployer rien que pour tenir les systèmes Windows en état. Je n'en aurai pas le courage, d'autant que je n'en ai pas le temps.

Bon, je ne vais pas être totalement négatif. La remise en état de machines infectées apporte un complément d'activité et de revenus à plein de professionnels... On se console comme on peut :p .

Il y a par contre une bonne question à se poser lorsque l'on est pas ou peu concerné par les virus : faut-il ou non installer un antivirus sur son système uniquement pour tenter d'enrayer la propagation de virus affectant d'autres systèmes ? Après réflexion et à titre personnel, certainement pas ! Plusieurs points me poussent à faire ce choix :

  • Si mon système n'est pas concerné, pourquoi est-ce que j'irais utiliser ses ressources dans ce but ? Il n'y a pas de raisons.

  • Si je ne suis pas concerné, pourquoi perdre du temps pour ça ? Là encore, pas de raisons.

  • On ne m'a jamais demandé de le faire (et je ne vais pas faire de zèle).

  • Et si la situation était inversée, que se passerais-t-il ? Je pense que pour quelques pourcents de parts de marché, personne ou presque ne ferait l'effort.

  • Par principe, si les gens choisissent Windows, il faut qu'ils assument. Les alternatives existent, pourquoi s'en priver ?



Ceci dit, lorsque l'on a la charge de plusieurs machines sous Windows, on se doit d'être concerné et de prendre toutes les mesures nécessaires pour les protéger. Si cela passe par l'installation d'un antivirus dans un serveur de mail, et bien il faut le faire.

La rétention d'information

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Ça fait un moment que j'ai envie d'écrire un article là dessus mais mes premiers brouillons ne me plaisaient que moyenne. J'ai donc mis ça en pause. L'autre jour, le sujet est arrivé par hasard dans une discussion. La personne en face de moi m'expliquait pourquoi elle même en était arrivée à pratiquer sciemment la rétention d'information. Il suffit parfois d'en avoir soit même fait les frais (c'était le cas ici).

En milieu professionnel comme ailleurs, l'accès à information est vitale pour avancer. Tout le monde n'a pas besoin de tout savoir sur tout, c'est certain. Cependant, l'échange est généralement nécessaire et contribue largement à la réalisation de l'objectif commun (au sein d'une équipe, d'un bureau, entre collègues de services différents, avec ses supérieurs ou ses subordonnés...).

L'information peut prendre diverses formes. Ça peut être les caractéristiques d'un produit, des données client, une simple note, etc... Une donnée n'est une information utile que si on ne la connaît pas à l'avance et donc une fois que tout le monde connaît l'information, ce n'en est plus une mais plutôt un bien commun. Elle se diffuse à travers un réseau que l'on peut qualifier de maillé. Personne ne détient toute l'information et les connections entres membres de ce réseau sont multiples. Pour ce qui suit, je met de côté le cas qu'une information utile pour "A" peut tout à fait être inutile à "B".

La rétention d'information consiste tout simplement à ne pas diffuser des informations vers des personnes à qui elles seraient utiles. Cette action n'est efficace pour celui qui la pratique que si une information n'a pas été assez largement diffusée au préalable. À cet instant, l'intérêt stratégique est important car la personne qui la détient devient un nœud de moins en moins incontournable du réseau. C'est un moyen pour être (ou tout du moins sembler) indispensable et ça assure un certain pouvoir.

Avoir le pouvoir à l'instant "t", c'est faisable. Le conserver plus durablement, ça demande plus de doigté. Voilà quelque chose auquel je n'aurait pas pensé si je n'avais pas eu la discussion dont j'ai parlé précédemment. Même s'il y a des nœud dans le réseau, l'information finira par se diffuser tôt ou tard. Là, il y a je pense deux solutions : soit la personne est capable de renouveler ses informations régulièrement, soit elle s'arrange pour ne pas les diffuser. Cette seconde possibilité semble un peu étrange à première vue mais elle donne de "bons" résultats et requière un renouvellement moindre de sa matière première.

Il est en effet possible de donner un résultat sans faire le détail du raisonnement qui y a conduit. Si l'information est "le" raisonnement en question, elle ne sera pas diffusée et son statut n'aura pas évolué. Il y a un petit côté boîte noire à tout ça.

Il m'est arrivé de faire moi même l'objet de cette pratique. Lorsqu'on subit la chose, on a la sensation d'avoir régulièrement un train de retard (inutile de dire que ce n'est pas agréable). Se tenir informé demande alors plus de temps et d'énergie. C'est à ce moment là qu'on a un choix à faire :

  • Le réflexe, et c'est humain, c'est de se dire que ce qu'on a durement acquis, on se le garde pour soit. Par cette méthode, on fait subir aux autres ce qu'on a soit même enduré. Belle illustration de la loi du talion.

  • À l'inverse, on peut aussi choisir de diffuser les informations le plus largement possible en interne. Par ce biais, on réduit leurs valeurs stratégique et le pouvoir qu'elles procurent. Il faut à mon avis être plusieurs pour que cette approche soit un minimum efficace.



J'ai pour ma part toujours appliqué le second choix et je continuerai à le faire quoi qu'il arrive. Je ne doute pas que l'on puisse bâtir une carrière à l'aide de cette pratique mais je ne suis pas prêt à tout pour arriver à mes fins. Le partage est nettement plus enrichissant...
Classé dans : Divers Mots clés : aucun

Bye bye facebook

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Mon compte était déjà désactivé depuis plusieurs mois mais existait donc toujours. J'avais rapidement cherché sur le site à l'époque comment le supprimer mais je n'avais pas trouvé. Aujourd'hui, au hasard d'une discussion sur un forum, j'ai trouvé par où il fallait passer pour supprimer complètement mon compte.

D'abord, il faut se loguer. Au passage, ça annule directement la désactivation et on reçoit un petit mail de bienvenue.
Faire ensuite : "Compte" -> "Aide" -> "Sécurité" -> "Compte piraté" -> "Je veux supprimer mon compte de manière définitive."
Je n'ai pas compris pourquoi il fallait sélectionner "Compte piraté" pour supprimer son compte mais bon. Une fois passé les avertissements d'usage tentant pour la dernière fois de nous dissuader de quitter le site, il suffit de valider et c'est bon.

On ne m'y reprendra pas à aller m'inscrire sur un truc pareil.

Creative Commons BY-SA

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Il n'y avait pas encore de licence liée au contenu de ce site. C'est maintenant chose faite.

J'ai choisi de tout placer sous Creative Commons BY-SA. Les seules limitations de cette licence sont que si vous reproduisez, publiez ou communiquez publiquement (avec éventuellement des modifications) tout ou partie du contenu de ce site, vous devez en indiquer la paternité (ce site et son auteur) et utiliser vous même des conditions identiques de partage.

J'ai par contre hésité à introduire la clause NC (pour en interdire l'utilisation commerciale). Finalement, et après avoir lu quelques avis sur ce point spécifique, je me passerai de cette clause.
Classé dans : Divers Mots clés : aucun

www.sujets-libres.fr

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
J'utilisais déjà le nom "sujets libres" pour désigner mon blog. Aujourd'hui, je viens de déposer le domaine "sujets-libres.fr" chez gandi et du coup, j'officialise en quelque sorte cette utilisation.
Pour le moment, j'effectue simplement une redirection vers l'adresse "marine-et-fred.homeftp.net". Comme j'ai prévu de changer de FAI prochainement, je m'arrangerai pour en trouver un qui propose entre autre une adresse IP fixe et ne plus être dépendant de mon adresse chez dyndns.com.

N'hésitez pas à mettre vos marque-pages à jour.
Mon adresse mail ne change pas (voir mon profil).

Tous des Geeks ? Mon œil !

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
C'est à travers des films et des séries télé que j'ai vu mes premiers Geeks. De mémoire, il y en avait quelques beaux spécimens dans "Sauvé par le gong" par exemple (ouais, ça date...) ou plus récemment dans les pubs de free avec Rodolphe. Le mot spécimen n'est pas choisi par hasard car leur représentation est en général plutôt caricaturale. Il faut s'imaginer des personnages étranges, à la masse dans une situation normale mais super pointus sur quelques sujets et à des années lumière de toute tendance à la mode (au moins récente).
En résumé, l'image généralement admise n'est pas très positive et le mot Geek n'est pas vraiment à prendre comme un compliment.

J'en serait resté là si je n'avait pas lu dans SVM que notre premier ministre se disait Geek lui même. Ça, ça m'a fait un choc. Si des politiques commencent à être fier d'être des Geeks, c'est que ce mot n'a plus vraiment de sens fort. Il y a fort à parier que ma définition ne colle pas avec celle de F. Fillon. Il faut bien reconnaitre qu'aujourd'hui de plus en plus de monde se dit Geek. J'ai même entendu le verbe "Geeker", bien que je n'ai pas compris ce que l'action de "Geeker" signifiait réellement (si quelqu'un a la réponse, merci de la faire dans les commentaires par exemple, ça m'intéresse).

Mais alors, qu'est-ce qu'un Geek ? Si vraiment ceux qui se disent Geek sont de simples amateurs superficiels de high-tech, de mangas ou de jeux en ligne, alors ce mot a autant de sens que Bobo ou Ménagère de moins de cinquante ans. C'est certainement une cible marketing remarquable mais le qualificatif a nettement perdu de sa puissance.

Voilà une définition qui colle précisément à l'image que je me fait de ce terme et que je n'aurais pas mieux écrite : http://www.pcinpact.com/actu/news/53629-intel-geek-so-in-video.htm?ca=&vc=1&p=2&#c2698524
L'apparence du Geek n'est en fin de compte qu'un autre effet de bord... C'est, à mon avis, avant tout un état d'esprit. Il existe d'ailleurs un très bon reportage nommé "Suck my Geek" qui est passé sur Canal il y a un moment mais qu'on peut retrouver assez rapidement en passant par son moteur de recherche favori. Le genre de truc que seul des Geeks pouvaient bien faire...
Classé dans : Divers Mots clés : aucun
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