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Publier ou ne pas publier

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

Très régulièrement depuis longtemps, des idées de sujets, de thématiques diverses et variées, se présentent à moi. Je me dis généralement "Tiens, ça serait bien d'écrire un truc là dessus !!!". Alors je commence à y réfléchir, à me faire un plan puis à écrire très rapidement ce que j'ai en tête, à chaud quoi.

J'écris mais se faisant, je pèse mes mots. Les mots ont un sens et comme je veux que ce que je pense soit fidèlement retranscrit, je suis assez attentif. Il m'arrive de tourner et retourner certaines phrases, voir des paragraphes entiers qui ne me conviennent pas ou plus. Bref, je commence petit à petit à prendre plus de recul. C'est là que commencent mes problèmes.

Plus je retourne un sujet que je veux traiter, plus je vois les faiblesses de telle ou telle approche. Des idées qui me semblait pourtant si solides au départ se fragilisent dès que je veux les approfondir. Dans d'autres circonstances, je pense aux effets de tel ou tel billet. Si je ne suis pas en mesure dire les choses à haute voix à ceux à qui ces billets s'adressent, je ne peux résolument pas l'écrire non plus sur mon blog, question de cohérence. Je m'exprime donc comme je pourrais m'exprimer dans la vie réelle. Je ne veux pas non plus écrire de choses relatives à mon environnement professionnel car comme tout le monde, j'ai un certain devoir de réserve. Dans d'autres cas encore, je suis victime du syndrome de l'imposteur. C'est souvent cette dernière situation qui me pousse à ne pas publier ou terminer un billet.

En ce qui concerne ce syndrôme de l'imposteur. J'ai beau essayer, je ne me sens pas légitime à parler de tel ou tel sujet. Je lis énormément de blogs, de sites divers et variés sur les thématiques qui m'intéressent. Difficile après ça d'écrire quelque chose qui ne soit pas un ersatz d'un autre contenu quand on a déjà accès à des choses de grande qualité. Et même lorsque j'identifie un angle d'approche qui ne me semble pas déjà traité, je me demande encore si je suis à même d'en parler.

Prenons l'exemple de l'auto-hébergement. Je pratique la chose depuis plus de 10 ans maintenant mais en parallèle, mes usages se sont réduits au strict nécessaire. Malgré cette expérience, j'ai peu de choses à en dire et ce que j'ai à en dire a déjà été traité des milliers de fois auparavant. Je pourrais m'amuser à détailler une suite de commande pour installer un serveur mail par exemple, car ça peut toujours servir mais en y réfléchissant je trouve que ce n'est pas une bonne idée. Bien que dans mon cas ça fonctionne, cela ne signifie pas que je ne fasse pas d'erreur, voir que certaines de mes pratiques soient dangereuses. Je ne pense pas mais bon, dans la mesure où j'ai appris énormément sur le tas, c'est un risque à considérer. Internet est truffé de personnes qui parlent plus qu'elles ne savent réellement de quoi elles parlent.

Il en résulte que je publie finalement très peu par rapport au nombre de sujets que j'ai eu envie d'écrire. Ceci dit, ce n'est pas si négatif que ça. Première chose importante, j'assume ce que je publie à la virgule près. Si je publie, c'est que mes idées sont claires pour moi et que je pense les exprimer comme il le faut. Il y a récemment un sujet que j'ai tenté en vain de traiter. Ces essais successifs m'ont donné le temps d'y réfléchir et finalement, à force de retourner le problème dans tous les sens, j'ai pu avancer dans mon cheminement. Écrire sans publier reste donc très bénéfique dans certaines situations. Je rajouterai qu'indépendamment du nombre de mes publications, j'aime écrire. J'en retire souvent au moins un petit quelque chose et bon, rien que ça, ça vaut la peine de continuer. Ce blog reste et restera ma présence en ligne principale. Si certains trouvent de l'intérêt à le lire, c'est super.

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