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Probabilité d'y passer

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Un médecin à son patient :

- Monsieur, je suis formel, vous allez y passer.
- Ah ? Mais, vous êtes sûr ?
- Oui, absolument : la maladie qu'on a décelé chez vous touche une personne sur un million et le test est fiable à 99%.
- Je devrais m'en sortir alors.
- ???


Hé oui, un test fiable à 99% n'est pas fiable à 1%.
Si pour détecter un vrai cas positif il faut statistiquement en tester un million, 1% des résultats ne seront pas bons, soit 10000.
Donc, un résultat positif c'est une personne touché contre 9999 faux positifs (là, ça reste des probabilités).
Pas de danger donc, ouf...
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Norme afnor pifométrique

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Voici un petit bijou, d'autant plus appréciable que l'on a déjà touché à d'autre normes...

La pifomètrie est une science très ancienne et universelle et il est surprenant qu'elle n'ait suscité quasiment aucun travail. Il n'existe pas au Pavillon de Breteuil à Sèvres d'étalons d'unités pifomètriques.

Au moment où les « systèmes » s'organisent, où le C.G.S. a vécu, où le M.T.S. n'est plus qu'un souvenir et où le M.K.S. (avec ou sans A) triomphe dans les recommandations ISO, alors que l'AFNOR compte à son catalogue une série de normes sur les unités et symboles (NF X 02-001, X 02-002, NF X 02-003, X 02-004, NF X 02-006, et la série NF X 02-200) n'a jamais rien publié sur les unités pifométriques ; il est apparu aujourd'hui essentiel et urgent de combler ces graves lacunes.

Le pifomètre, instrument personnel, inaliénable consubstantiel à l'individu, n'est en vente nulle part jamais personne n'a eu besoin d'un pifomètre à vernier, encore moins d'un pifomètre à vis
micrométrique. L'instrument banal incorporé à l'individu, suffit en toute occasion. Peut-être discutable sur le plan de la fidélité, cet instrument est remarquable en justesse et inégalable en sensibilité.

La pifométrie conjugue souvent l'emploi d'au moins deux sens ce qui la rend plus performante; ceci est mis en évidence par l'expression bien connue à vue de nez, et justifié par le fait que quelqu'un qui
manque de flair se met souvent le doigt dans l'oeil.


http://www.qualiteonline.com/norme_afnor_pifometrique.pdf
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Données personnelles

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Dans la vie de tout les jours, je fais comme tout le monde attention à ne pas donner à n'importe qui des informations ou des données relatives à ma vie privée (nom, adresse, téléphone, situation de famille, travail, photos, etc...). Il est intéressant de constater que l'on devient généralement plus ouvert lorsqu'il s'agit de renseigner son profil sur un réseau social (type facebook) ou sur un forum avec ces mêmes données. Ces espaces sont une mine d'information pour qui cherche un peu, que se soit des amis (ou non) à vous ou les ressources humaines de la boîte dans laquelle vous postulez par exemple. Un petit test amusant consiste à faire une recherche dans un moteur de recherche sur son "nom prénom". Je fais moi même attention mais avec une simple recherche, j'ai tout de même trouvé un forum qui affichait mon profil perso en clair. Pas de problèmes car je n'avais pas tout renseigné mais bon, c'est moyen.

L'autre point dérangeant tient à l'utilisation des données collectées par le site a qui on les a donné. Une donnée personnel, quelle qu'elle soit est potentiellement compromise si elle se trouve sur une autre machine que la mienne. On peut considérer qu'une donnée est compromise si on a plus un contrôle total dessus. Un tier peut en effet techniquement l'utiliser à mon insue.

Mon idée générale n'est pas de s'interdire d'utiliser tel ou tel outil du web mais bel et bien de s'en servir de manière réfléchie.

Les hoax

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On reçoit tous, de temps en temps, des messages que des amis nous ont retransmis et qu'ils ont eux même reçu de d'autres contacts.
Ces mails (car ça passe bien souvent par mail) en appellent parfois à notre générosité pour telle ou telle cause bien entendu tout à fait louable. Dans d'autres cas, ils nous informeront sur un sujet grave ou une information incroyable que les médias traditionnels ne jugent pas utile de traiter. Généralement, l'argumentation est assez convaincante et puis c'est un ami qui vous l'envoi (et on fait plus facilement confiance à un ami qu'à un inconnu).
Pour finir, on vous demandera à votre tour de diffuser l'info à vos propres contacts pour que le message se propage.

Pourquoi faut-il briser ces chaînes?



Internet, si on prend le cas des chaînes de mails, est un média incontrôlable. Cela induit plusieurs choses:
Une fois une chaîne lancée, il est quasiment impossible de la stopper. Il y aura toujours au moins une personne qui va faire suivre.
La personne qui est l'auteur du mail n'a plus le moindre contrôle sur le contenu une fois son message envoyé. Au besoin, impossible de le mettre à jour par exemple.
Un même message peut être décliné en plusieurs versions au fil de la propagation. Comment savoir si le message que l'on a devant les yeux est l'original?
Pour la personne qui va recevoir ce type de message, impossible de remonter à la source de la chaîne. Il faut donc faire confiance à ces informations si elles sont données.
Rien ne dit que le sujet est encore d'actualité car certains de ces messages parcourent le net depuis des années.
Clairement, la majorité de ces messages sont des canulars.

La motivation de l'auteur est plus ou moins claire. Ca va de la fausse bonne idée (appel au boycott de tel ou tel produit prétendu nocif...) à des trucs plus puants (comme la justification de pensées racistes...).

L'argumentation employée semble irréfutable si on survole le message mais a peu de chance de tenir si on veut en savoir plus. Le problème, c'est qu'il est plus facile de faire suivre un message bien tourné que de vérifier les informations qu'il contient.

Comment repérer ces chaînes?



Il y a des réflexes à avoir lorsque l'on reçoit un mail de ce type de la part de l'un de ses contacts (et que l'on ne veut pas directement le mettre à la poubelle).

Premièrement, on recherche des dates précises dans le contenu.
De même, il est intéressant de faire le tri entre ce qui est objectif et subjectif dans le contenu du message.
Toujours se méfier des mails qui insistent pour prouver qu'ils sont authentiques et véridiques ou invoquent par la théorie du complot pour se justifier.
Vérifier l'information par un autre moyen et garder quoi qu'il arrive son esprit critique.


Rien ne vaut une bonne page web mise à jour régulièrement si le sujet est important. D'ailleurs, si vous voulez pus d'info à ce sujet, allez faire un tour sur hoaxbuster.

Réflexion à propos du langage SMS

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Le langage SMS, c'est un procédé intuitif qui permet de compacter l'écriture des mots en conservant de près ou de loin la prononciation initiale d'un mot, un peu à la manière du langage phonétique mais avec moins de rigueur et donc une plus grande liberté. Même si rien n'est formalisé, on retrouve régulièrement les mêmes astuces pour réduire le nombre de caractères d'un mot ou le nombre de mots d'une phrase.

Comme son nom l'indique, ce langage particulier est né avec l'apparition du téléphone portable et plus particulièrement avec la nécessité de faire tenir le plus d'informations possible dans un message texte de 160 caractères maximum. Il y a plusieurs avantages à l'utilisation de ce langage:
- Le gain de place.
- Le gain de temps d'écriture.
- Une certaine liberté sur l'orthographe (puisqu'il n'y a pas de règles exactes).

Le SMS est donc particulièrement efficace pour rédiger des textos mais aussi lorsque le facteur temps rentre en ligne de compte, notamment sur les chats et les clients de messagerie instantanée sur internet. Il est aussi, et c'est pervers, fort utile pour ne pas étaler au grand jour toute l'étendue de ses connaissances en orthographe, ce qui n'aide pas à progresser. Bon, on a le droit d'être nul en orthographe, ce n'est pas une tare non plus.

Malgrés ses avantages, il convient tout de même de ne pas généraliser son utilisation en dehors de ces quelques cas et cela pour plusieurs raisons.

Raisons techniques



Il y a quelques années, j'ai eu la chance de suivre des cours de transmissions numériques et de traitement du signal par le biais du CNAM. Ces cours sont d'autant plus intéressants que certains principes sont applicables dans un cadre plus général.

En effet un message écrit n'est rien de plus qu'un signal contenant une information à transmettre. Avant sa transmission, l'information n'est par définition pas connue des récepteurs (personnes ou machines) à qui elle est destinée. Ca paraît bête mais il faut garder ça à l'esprit car c'est une chose très importante. L'émetteur du message doit donc mettre seul tout en oeuvre pour s'assurer de la meilleure transmission possible de l'information.

Plusieurs codages sont nécessaires pour transmettre efficacement un message contenant de l'information. L'un d'eux, le "codage de canal", va ajouter plus ou moins de redondance dans l'information afin que celui qui la réceptionne puisse détecter s'il y a eu ou non une erreur lors de la transmission (cela est d'autant plus efficace que la redondance est importante). Pour un signal numérique par exemple, cela peut se traduire par l'ajout d'un bit de parité au signal qui permet la détection d'une partie des erreurs. Dans la vie quotidienne, vous êtes vous déjà demandé pourquoi on rempli le montant sur un chèque à la fois en chiffres et en lettres?
Un texte en SMS va éliminer de la redondance dans le signal contenant l'information.
- Exemple, je peux remplacer "pourquoi" par "pk" (après tout, j'ai le droit de le faire car il n'y a pas de règles). Si on considère qu'aucun autre mot ne peut être interprété par ces deux lettres (ce dont je ne suis pas certain à 100%), il n'y a pas de perte d'information. Par contre, à la moindre erreur de transmission (une faute de frappe sur un clavier par exemple) le récepteur n'arrivera pas à retrouver le mot. L'information est donc perdue. Le mot d'origine supporte lui une voir plusieurs erreurs sans que cela n'empèche le destinataire du message de faire la correction lui même (pourkoi; porquoi; pourckoi; purqoi...).

Autre cas, la perte d'information avant sa transmission (ce qui revient à faire de la compression d'information). Cela interdit de fait au récepteur la moindre tentative de correction d'erreur. C'est ce qui se passe lorsque plusieurs mots ont la même abréviation.
- Exemple, "C" en langage SMS peut vouloir dire "ses", "ces" ou "c'est" en Français académique. Si le texte qui le contient n'a plus de redondance, il sera impossible au récepteur de savoir si c'est un possessif, un démonstratif ou un verbe. Le texte pourra être interprété de plusieurs manières. Cela est aussi vrai pour la ponctuation tout simplement éliminée.

Les forums de discussion sont des lieux où l'usage du langage SMS n'est pas efficace et est en général très mal perçu.
D'une part en effet, il n'y a pas dans ce cas de limitation du nombre de caractères d'un message.
De même, un forum est différent d'un chat entre autre parceque les discussions se font en décalage dans le temps. L'excuse du gain de temps ne se justifie donc pas pour écrire son message et si on est pressé, il faut garder à l'esprit qu'un sujet sera toujours présent quand on aura plus de temps ensuite pour y répondre.
D'ailleurs, s'il y a effectivement un gain de temps à la rédaction, il ne faut pas oublier que l'on écrit avant tout pour être lu par sans doute plusieurs personnes et que tous ne maitrisent pas ce langage. Si l'on cumule le temps de rédaction et la somme des temps nécessaires à la lecture, je suis près à parier que l'avantage ne va pas au SMS (et mécaniquement surtout si le nombre de lecteurs est important).
Personnellement, j'ai arrêté de lire les textes où l'usage du SMS est intense. La flème de traduire.

Raisons plus générales



Au delà même de ces considérations techniques, je me fais plusieurs réflexions.

Si l'on considère que la finalité est de faire passer au mieux une information (au sens large du terme), il parait logique que la forme ne soit pas un obstacle à la compréhension du fond. La couche de traduction imposée par le SMS est une difficulté supplémentaire dont je pense qu'on peut et qu'on doit s'affranchir si l'on veut communiquer efficacement.

Récemment, un ami m'a prèté "1984" de George Orwell qui décrit un régime totalitaire et les moyens mis en place pour contrôler les masses. L'un de ces moyens est le novlangue, une nouvelle langue appelée à suplanter la langue usuelle. Ce qu'elle a de particulier, c'est qu'une édition du dictionnaire novlangue contient moins de mots que la précédente. L'élimination des mots est continue et de fait entraine l'impossibilité de plus en plus grande d'exprimer des idées contraires à celles du parti au pouvoir.
Je me garderais bien de dire que le SMS est notre novlangue, ce serait absurde pour plusieurs raisons. Cependant, et sans aller dans l'excès, ce parallèle montre que les possibilités offertes par le langage nous permettent de nous exprimer. Plus un langage est pauvre, moins il permet d'exprimer pleinement ses idées, c'est évident.

On pourrait certainement trouver encore d'autres exemples d'utilisations contre productives du langage SMS mais c'est déjà pas mal...
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Le peer to peer

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
En faisant un sondage autour de moi, je suis près à parier que le "Peer to peer" (P2P) est généralement associé au téléchargement illégal sur emule, bitorrents ou autres. Une égalité vient tout de suite à l'esprit: P2P = illégal.
Et il est vrai que dans bien des cas, on peut dire que l'usage qui en est fait n'est pas légal et fait parler de lui.

Or, le P2P n'est en lui même pas quelque chose d'illégal. N'importe qui peut mettre en partage un fichier dont il a les droits ou qu'il a le droit de redistribuer. Le partage de logiciels libres ou de mises à jour (via les logiciels pré-cités) est un exemple de partage de fichiers légal et est très utilisé.

Le P2P peut être traduit en Français "pair à pair" ou "poste à poste". Chaque ordinateur connecté à un réseau P2P est à la fois client et serveur. C'est le principe même du fonctionnement d'internet, enfin, tel qu'il a été pensé à ses débuts (la vidéo suivante est intéressante à bien des égards: internet libre et minitel 2.0). Le P2P, ne se limite donc pas au simple échange de fichiers. Il est aussi utilisé pour:

* Les logiciels de messagerie en ligne (comme Msn, Skype, ICQ, Jabber).
* Les applications de calcul distribué (Seti@home par exemple).
* Faire du streaming audio ou vidéo (PeerCast pour l'audio).
* L'enseignement à distance, la mise en commun de cours ou de travaux recherche.
* ...

On fait donc tous ou presque du P2P sans que cela ne soit forcement condamnable. Ca fait du bien de se le dire...

Enfin, quelques liens à lire sur ce sujet:

* http://encyclo.erid.net/document.php?id=314
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Peer_to_peer

La bonne information suffit-elle réellement?

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Étant en train de consulter un forum (du genre gros forum avec plusieurs milliers d'inscrits, je n'en dirai pas plus), je suis resté perplexe. Oui, perplexe face à l'unanimité des intervenants qui renvoient pour leur grande majorité vers un seul et même site dès lors qu'une question porte sur une thématique précise (là non plus, je n'en dirai pas plus). Ce site n'est à priori même pas lié à ce forum.

La qualité de l'information n'est pas nécessairement ce qui me pose problème, car le site en question est complet et répond certainement à nombre d'attentes. Je reste par contre étonnamment surpris par l'absence de pluralisme dans l'information proposée. C'est aussi quelque chose que je recherche dans ces forums de discussion. Alors, je n'arrive toujours pas à comprendre quel bénéfice apporte ce formatage des intervenants et ce monopole de fait. Une démarche qui consiste à se contenter d'une bonne réponse communément admise parmi d'autres est trop risquée à mon goût.

Des sites équivalents au précédent que je n'ai pas cité, il y en a à la pelle, des bons et des moins bons. Pourquoi s'en priver? Des angles de vue différents sont pourtant utiles dans bien des domaines d'autant que pas une personne ou un serveur ne détient la totalité de la connaissance.

A garder en tête...
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Vie privée contre droit d'auteur

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
A l'heure où j'écris ces lignes (le 4 Novembre 2008), les sénateurs ont validé le projet de loi "Création et Internet". C'est un projet qui fait parler de lui depuis quelques mois déjà. Dans le cas où cette loi passe, si vous utilisez un réseau P2P pour télécharger illégalement une œuvre sous copyright, votre adresse IP pourra être collectée par l'Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet), une autorité administrative chargée entre autre du respect des droits d'auteur sur internet. Il sera alors obligatoire à votre fournisseur d'accès internet (FAI) de lui communiquer vous coordonnées réelles. Viendra ensuite la phase de riposte graduée qui pourra, si vous recommencez et êtes à nouveau identifié, aller jusqu'à la suspension de votre abonnement internet. Ce projet de loi est directement dicté par l'industrie qui voit ses revenus baisser à mesure que le phénomène du téléchargement d'œuvres protégées se banalise sur les réseaux P2P.

Ce texte, aux dires de nombreux observateurs, bafoue le respect de la vie privée et on les comprend. Jusqu'à présent, on observe une certaine neutralité du réseau. Si un hébergeur est responsable de ce qu'il héberge sur ses machines, votre FAI ne se préoccupe pas de se qui passe par ses tuyaux. Son boulot est juste d'y transporter une quantité de données, point. Cela ne l'empêche de travailler avec la justice et de fournir des informations si une procédure est en cours. Avec cette loi, votre FAI sera dans l'obligation de fournir vos coordonnées à une autorité administrative sans injonction de justice. S'en suivra un traitement de masse des infractions constatées. Actuellement, si on fait l'objet d'une procédure de justice, on est présumé innocent tant qu'il n'y a pas de preuve de notre culpabilité. Le problème ici est que l'on est présumé coupable et que c'est à l'internaute de prouver sa bonne foi. Comment prouver sa bonne foi sans accepter une forme de surveillance de l'usage que l'on fait de sa machine?

Comment est-il possible d'en arriver là? D'une part, l'internaute moyen va toujours vers la solution la plus simple et la moins chère. D'autre part, un modèle économique fondé sur la rareté (si je vend un bien je ne le possède plus) trouve difficilement sa place lorsque le bien peut être dématérialisé et est multipliable à l'infini.

Aujourd'hui, le respect légitime de la vie privée est assimilé à une opposition du respect tout aussi légitime du droit d'auteur. La liberté n'existe pas sans devoirs. Si on ne répond pas à une partie de ses devoirs, le risque est de perdre une part de liberté. La banalisation du partage de fichiers sous copyright en est une parfaite illustration car ce sera certainement ce qui ouvrira la porte à un contrôle plus large de l'activité des internautes dans leur ensemble. Voilà à quoi mène un comportement viable à court terme et ça me gonfle.

Dans l'urgence donc, et après les DRM (Digital Right Management) qui sont en passe d'être totalement abandonnés, l'industrie et le législateur tentent de sauver les meubles, quitte à prendre de mauvaises décisions. Déjà, ce projet assimile le pirate avec l'abonné qui ne sécurise pas correctement sa ligne wifi, sachant que la sanction peut aller jusqu'à la coupure de la ligne, ça peut faire mal. Outre le problème lié au respect de la vie privé, l'installation d'un logiciel censé prouver votre bonne foi ne sera pas certainement possible sur tout les systèmes d'exploitation, quoi qu'on en dise. A ce jeu du chat et de la souris, comme pour les virus informatiques ou le dopage dans le sport, les pirates garderont toujours une longueur d'avance, j'en suis absolument certain. On se retrouvera donc au point de départ mais avec une dose de flicage en plus.
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