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Le peer to peer

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
En faisant un sondage autour de moi, je suis près à parier que le "Peer to peer" (P2P) est généralement associé au téléchargement illégal sur emule, bitorrents ou autres. Une égalité vient tout de suite à l'esprit: P2P = illégal.
Et il est vrai que dans bien des cas, on peut dire que l'usage qui en est fait n'est pas légal et fait parler de lui.

Or, le P2P n'est en lui même pas quelque chose d'illégal. N'importe qui peut mettre en partage un fichier dont il a les droits ou qu'il a le droit de redistribuer. Le partage de logiciels libres ou de mises à jour (via les logiciels pré-cités) est un exemple de partage de fichiers légal et est très utilisé.

Le P2P peut être traduit en Français "pair à pair" ou "poste à poste". Chaque ordinateur connecté à un réseau P2P est à la fois client et serveur. C'est le principe même du fonctionnement d'internet, enfin, tel qu'il a été pensé à ses débuts (la vidéo suivante est intéressante à bien des égards: internet libre et minitel 2.0). Le P2P, ne se limite donc pas au simple échange de fichiers. Il est aussi utilisé pour:

* Les logiciels de messagerie en ligne (comme Msn, Skype, ICQ, Jabber).
* Les applications de calcul distribué (Seti@home par exemple).
* Faire du streaming audio ou vidéo (PeerCast pour l'audio).
* L'enseignement à distance, la mise en commun de cours ou de travaux recherche.
* ...

On fait donc tous ou presque du P2P sans que cela ne soit forcement condamnable. Ca fait du bien de se le dire...

Enfin, quelques liens à lire sur ce sujet:

* http://encyclo.erid.net/document.php?id=314
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Peer_to_peer

La bonne information suffit-elle réellement?

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Étant en train de consulter un forum (du genre gros forum avec plusieurs milliers d'inscrits, je n'en dirai pas plus), je suis resté perplexe. Oui, perplexe face à l'unanimité des intervenants qui renvoient pour leur grande majorité vers un seul et même site dès lors qu'une question porte sur une thématique précise (là non plus, je n'en dirai pas plus). Ce site n'est à priori même pas lié à ce forum.

La qualité de l'information n'est pas nécessairement ce qui me pose problème, car le site en question est complet et répond certainement à nombre d'attentes. Je reste par contre étonnamment surpris par l'absence de pluralisme dans l'information proposée. C'est aussi quelque chose que je recherche dans ces forums de discussion. Alors, je n'arrive toujours pas à comprendre quel bénéfice apporte ce formatage des intervenants et ce monopole de fait. Une démarche qui consiste à se contenter d'une bonne réponse communément admise parmi d'autres est trop risquée à mon goût.

Des sites équivalents au précédent que je n'ai pas cité, il y en a à la pelle, des bons et des moins bons. Pourquoi s'en priver? Des angles de vue différents sont pourtant utiles dans bien des domaines d'autant que pas une personne ou un serveur ne détient la totalité de la connaissance.

A garder en tête...
Classé dans : Divers Mots clés : aucun

Vie privée contre droit d'auteur

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
A l'heure où j'écris ces lignes (le 4 Novembre 2008), les sénateurs ont validé le projet de loi "Création et Internet". C'est un projet qui fait parler de lui depuis quelques mois déjà. Dans le cas où cette loi passe, si vous utilisez un réseau P2P pour télécharger illégalement une œuvre sous copyright, votre adresse IP pourra être collectée par l'Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet), une autorité administrative chargée entre autre du respect des droits d'auteur sur internet. Il sera alors obligatoire à votre fournisseur d'accès internet (FAI) de lui communiquer vous coordonnées réelles. Viendra ensuite la phase de riposte graduée qui pourra, si vous recommencez et êtes à nouveau identifié, aller jusqu'à la suspension de votre abonnement internet. Ce projet de loi est directement dicté par l'industrie qui voit ses revenus baisser à mesure que le phénomène du téléchargement d'œuvres protégées se banalise sur les réseaux P2P.

Ce texte, aux dires de nombreux observateurs, bafoue le respect de la vie privée et on les comprend. Jusqu'à présent, on observe une certaine neutralité du réseau. Si un hébergeur est responsable de ce qu'il héberge sur ses machines, votre FAI ne se préoccupe pas de se qui passe par ses tuyaux. Son boulot est juste d'y transporter une quantité de données, point. Cela ne l'empêche de travailler avec la justice et de fournir des informations si une procédure est en cours. Avec cette loi, votre FAI sera dans l'obligation de fournir vos coordonnées à une autorité administrative sans injonction de justice. S'en suivra un traitement de masse des infractions constatées. Actuellement, si on fait l'objet d'une procédure de justice, on est présumé innocent tant qu'il n'y a pas de preuve de notre culpabilité. Le problème ici est que l'on est présumé coupable et que c'est à l'internaute de prouver sa bonne foi. Comment prouver sa bonne foi sans accepter une forme de surveillance de l'usage que l'on fait de sa machine?

Comment est-il possible d'en arriver là? D'une part, l'internaute moyen va toujours vers la solution la plus simple et la moins chère. D'autre part, un modèle économique fondé sur la rareté (si je vend un bien je ne le possède plus) trouve difficilement sa place lorsque le bien peut être dématérialisé et est multipliable à l'infini.

Aujourd'hui, le respect légitime de la vie privée est assimilé à une opposition du respect tout aussi légitime du droit d'auteur. La liberté n'existe pas sans devoirs. Si on ne répond pas à une partie de ses devoirs, le risque est de perdre une part de liberté. La banalisation du partage de fichiers sous copyright en est une parfaite illustration car ce sera certainement ce qui ouvrira la porte à un contrôle plus large de l'activité des internautes dans leur ensemble. Voilà à quoi mène un comportement viable à court terme et ça me gonfle.

Dans l'urgence donc, et après les DRM (Digital Right Management) qui sont en passe d'être totalement abandonnés, l'industrie et le législateur tentent de sauver les meubles, quitte à prendre de mauvaises décisions. Déjà, ce projet assimile le pirate avec l'abonné qui ne sécurise pas correctement sa ligne wifi, sachant que la sanction peut aller jusqu'à la coupure de la ligne, ça peut faire mal. Outre le problème lié au respect de la vie privé, l'installation d'un logiciel censé prouver votre bonne foi ne sera pas certainement possible sur tout les systèmes d'exploitation, quoi qu'on en dise. A ce jeu du chat et de la souris, comme pour les virus informatiques ou le dopage dans le sport, les pirates garderont toujours une longueur d'avance, j'en suis absolument certain. On se retrouvera donc au point de départ mais avec une dose de flicage en plus.

Le gratuit n'existe pas sur le web

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
C'est fou le nombre de services gratuits (et légaux) disponibles sur internet. Pas besoin de débourser un seul euro pour une boite mail, partager des photos ou des vidéos, pour ouvrir un blog, écouter de la musique en ligne, etc... Ce mot gratuit est souvent trompeur car il sous entend qu'à l'inverse, un service n'est payant que si on doit payer une somme d'argent pour en bénéficier. Or, un service peut se payer bien autrement. Pour s'en convaincre, comparez deux services, soit un "gratuit" et un "payant". Typiquement de l'hébergement de site web illustre bien notre affaire.

Pour tout les services d'hébergement payant que j'ai pu voir, le niveau de service est directement lié à la somme que l'on donne à l'hébergeur, en fonction des offres proposées. Ainsi, on aura progressivement plus d'espace de stockage, une meilleures bande passante, des outils statistique, plus de comptes email, etc... à mesure que l'on mettra la main au porte monnaie. Après, certains sont mieux que d'autres mais c'est une autre affaire.

Les services dit gratuits se payent quand même de diverse manières. Ca peut être de la publicité imposée par l'hébergeur, des restrictions liées au public (interdit aux sites commerciaux, aux sites professionnels etc...) ou au contenu (sites politique, religieux, etc...), des restrictions techniques (service basique bien souvent), un niveau d'exigence moindre (hébergement assuré dans un esprit open source par des bénévoles par exemple), etc...

Si on se moque de voir de la pub sur ses pages par exemple, alors on peut trouver des offres intéressante mais c'est tout. Le gratuit n'existe tout simplement pas sur le web, quoi qu'on en dise.

Tutoriel excalibur

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Il m'est arrivé d'improviser des workshops excalibur en convention. Le tutoriel ici même me permet de structurer un peu mieux ce que je peux être amené à dire et je m'autorise à y apporter des modifications si nécessaire. J'ai volontairement omis d'y inclure des figures car il est aussi très important de se sentir à l'aise sans en faire. Enfin, par défaut je me place dans le cas d'un droitier même si je préfère trouver des artifices pour que ce qui est écrit soit aussi facilement compréhensible par les gauchers.

Sommaire:

* Qu'est-ce que c'est?
* Sécurité
* Pré requis et matériel
* Le départ / Retour dans le plan vertical
* Conserver son diabolo dans le plan horizontal
* La vitesse
* Se déplacer librement



Qu'est-ce que c'est?
L'excalibur au diabolo consiste à faire évoluer son diabolo dans le plan horizontal. Je ne sais malheureusement pas qui en est l'inventeur (si quelqu'un a la gentillesse de m'éclairer, merci à lui) mais la première fois que j'en ai vu, c'est sur le site perso de Vux.

Sécurité
Un diabolo est toujours libre d'évoluer dans un plan donné. Lorsque l'on s'en sert de manière classique et que l'on en perd le contrôle, il peut devenir dangereux au dessus de vous et sur les côtés. Si vous êtes droitier il aura tendance, du fait de sa rotation à rouler loin vers votre gauche s'il tombe. En excalibur en revanche, le plan d'évolution du diabolo est horizontal. Cela implique qu'en cas de perte de contrôle, il peut partir partout autour de vous, y compris dans le public. Sous l'effet de la gravité, le diab tend à aller vers le sol. Les enfants peuvent, même s'ils se trouvent à distance qui semble correcte, se le prendre en pleine tête par exemple. Dans le doute, mieux vaut s'abstenir, que l'on maitrise ou non l'excalibur.

Pré requis et matériel
Outre une certaine aisance à un diabolo, il faut avoir son accélération chinoise. Sans elle, beaucoup de portes se ferment pour l'apprentissage de l'excalibur. Pour le matériel, on bon diabolo suffit (Circus ou Finesse). A titre perso, j'aime utiliser un Circus avec un axe Giant aussi de chez Henry's (plus des baguettes carbone assez légères). Les diabolos à roulement unidirectionnel peuvent aussi vous faciliter la vie car ils autorisent plus d'erreurs.

Le départ / Retour dans le plan vertical
La première approche pour se placer dans le plan horizontal consiste à faire une accélération chinoise depuis le plan vertical tout en tirant la baguette directrice vers soit et en poussant l'autre. Se faisant, la ficelle va frotter en deux endroits contre le diabolo (un point de contact sur chaque calotte) et produire un changement de plan dans lequel va évoluer le diabolo. Au fur et à mesure que le diabolo s'incline, la baguette directrice sera plus basse que le diabolo et l'autre bien au dessus. Si vos bras sont trop bas il va être difficile d'y arriver.

Avec un diabolo tournant très vite sur lui même dans le plan vertical, il est possible de changer le plan en tirant la baguette directrice vers soit et en poussant l'autre. On retrouve exactement les mêmes frottements que précédement. C'est déjà un peu plus difficile ainsi car ça peut être très rapide.

Le départ directement dans le plan horizontal est possible. Pour cela, faire la wrap de l'accélération (wrap interne), placez le diabolo dans votre main droite et déjà incliné pour l'excalibur. Écartez les bras pour tendre un peu la ficelle. Vu du dessus, toujours si vous êtes droitier, tournez ensuite dans le sens horaire. C'est seulement quand vous tournez un peu sur vous même que vous pouvez lâcher votre diabolo. Le diab filant d'une baguette à l'autre dans son wrap, un déwrappage de la baguette de la main faible (par le dessus) vous permettra de repartir vers l'autre baguette.

Pour revenir dans le plan vertical, il suffit de monter la baguette directrice et de baisser l'autre. Rien n'interdit de faire évoluer son diabolo dans un plan intermédiaire pendant cette phase de transition.

Conserver son diabolo dans le plan horizontal
Voilà la première grosse difficulté de l'excalibur. Si le diabolo est encore incliné, on a deux possibilités:

* soit on ne fait pas évoluer son diabolo dans un plan bien horizontal, auquel cas ce n'est pas vraiment de l'exca.
* soit on évolue dans le plan horizontal quand même, auquel cas, la ficelle va largement toucher les calottes du diabolo et ça va s'arrêter là.


Le premier moyen pour conserver la bonne inclinaison consiste à monter ou descendre l'une ou l'autre des baguettes. Comme dans le plan verticale, c'est un bon moyen pour corriger l'inclinaison. Cela peut aussi très bien se faire lors d'une accélération chinoise.

On peut s'autoriser à monter et descendre le plan horizontal pour que le diabolo conserve quoi qu'il arrive la bonne inclinaison. Cette approche est très utile pendant les figures.

Lorsque le diabolo file de la baguette directrice à l'autre et qu'on veut le faire repartir directement dans l'autre sens (pour un génocide par exemple), il est fréquent qu'au moment où le diabolo s'arrête un défaut d'inclinaison apparaisse. Cela est dû au fait qu'un bout non négligeable de la ficelle est présent entre l'entraxe du diabolo et le bout de la baguette tenue par la main faible. Ce bout de ficelle fait que le diabolo va suivre un petit arc de cercle avant de repartir dans la direction opposée. Durant ce temps relativement long où le diabolo bouge finalement très peu, le diabolo tombe légèrement sous l'effet de la gravité et le petit bout de ficelle vient rapidement toucher la calotte du dessus. Pour corriger cela, il faut réduire cette longueur de ficelle parasite en s'astreignant à faire frôler l'entraxe et le bout de la baguette concernée.

La vitesse
En excalibur, contrairement au plan classique, le diabolo doit toujours, ou presque, être en mouvement (en accélération, en le faisant tourner sur soit même ou faisant une figure). Sinon, il tombe (ça c'est une révélation, hein). S'il est tout à fait possible d'évoluer ultra rapidement, ce n'est heureusement pas une nécessité pour autant. La limite basse de la vitesse d'évolution se trouve selon moi à partir du moment où la ficelle est tendue et où elle ne touche pas le diabolo en dehors de la bague (sauf bien entendu si cela est nécessaire et/ou voulu).

Se déplacer librement
Si vous êtes observateur, vous pouvez vous rendre compte qu'un diaboliste tourne souvent sur lui même dans le même sens lorsqu'il accélère son diabolo avec l'accélération chinoise. Le déplacement de baguette lors de l'accélération chinoise va à peu près de dessus l'épaule droite à devant soit au centre. Si on rajoute à ça une possible différence d'amplitude et de trajectoire entre le mouvement aller et le mouvement retour, on peut mieux comprendre le phénomène.

Il est possible de faire une accélération chinoise sans tourner sur soit même. Pour cela, la trajectoire de la baguette directrice devra être perpendiculaire à la ficelle.

Il est tout aussi évident de tourner dans l'autre sens et ce en produisant le défaut opposé à celui que l'on trouve généralement. Une méthode assez simple consiste à pousser perpendiculaire à la ficelle et à tirer avec une plus forte amplitude bien sur le côté et derrière soit.


Bon exca!
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